DONNÉ PAR MADAME LOUISE COLEÏ
DANS LE DOSl
Rapporter d'une excursion à Hyderabad un souvenir de ce genre et pouvoir le montrera ses amies avec une analogue inscription serait assurément très piquant loh! sans jeu de motsi. Hélas 1 cette satisfaction de haut goùl est désormais refusée; les coups de couteau se font aussi rares ici que les beaux crimes ou les beaux romans dans notre vieux Paris ; tout dégénère 1
Pourtant, que les amateurs d'exotisme et de pittoresque se rassurent : une journée passée dans la ville du Xizam les comblera; ils seront servis à
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souhait, à prolusion; les plus difficiles seront contents.
Et maintenant, « au rideau I »
Il s'agit, après une nuit de rêves fortunés, d'aller trouver l'éléphant qui doit nous promener parmi les merveilles d'un orientalisme débordant. Comme je vous l'ai déjà dit, en effet, aucun Européen ne réside dans la Cité; la Résidence elle-même n'est pas enclose dans ses murs, elle en est distante de 2 milles environ, dans le populeux faubourg de Chudder-Ghat ; quant à notre Cosmopolitan-Hotel, il est encore un peu plus éloigné.
Xous reprenons donc le même équipage qu'hier, et, dans le même luxe pétaradant, cavalcadant, ébouriffant, toujours à 5 roupies par jour, nous volons vers le palais de Sir Salar Jung. Une route blanche de poussière, un flot vivant de peuple qui s'écarte en violents remous autour de notre voiture lancée au grand trot; c'est miracle que nous n'écrasions personne, mais notre cocher serait à tout jamais déshonoré si ses chevaux devaient marquer le moindre ralentissement. Nous traversons un large pont, nous distinguons confusément, dans un nuage d'épaisse poussière, de hauts remparts crénelés qui
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solèveiiL au Ijord de la rivière, nous nous «'ngoul- Irons sous un portique profond, où notre équipage lait un train (Tenler, — nous voici dans la terre promise.
Le palais de Sir Salar Jung- est toul à côté de la porte d'Afzal, par laquelle nous sommes rentrés; — tant mieux; — nous n'aurons eu de la si curieuse cité, dans notreprosaï([ue voiture, quune infiniment courte vision; comljien plus intense sera la couleur du spectacle contemplé du haut de u notre » éléphant !
Il est là, le pacifique et superbe animal; il nous attend sous un éclatant caparaçon de velours tout lamé d"or ; ses défenses, énormes, sont ornées de lourds bracelets d'argent merveilleusement ciselés; sur son dos incurvé se dresse une petite tourelle en osier, Thaodah, contenant deux confortables sièges et drapée de soies et de satins aux vives couleurs. C'est très magnifique... et très intimidant pour un habitué des « sapins » de la Compagnie générale. Lentement, lénorme bete se met à genoux, une échelle est dressée le long de ses flancs, et majestueusement, en seigneurs pénétrés de notre importance, comme si, Dieu me pardonne, nous n'en avions jamais fait d autre, nous gravissons les échelons et nous nous installons dans Thaodah. Lestement le cornac saute à califourchon sur la nuque aplatie
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qui fait, par ma foi, une admirable selle; un grand escogriffe, aussi noir de peau qu'éblouissant de costume, tout cousu d"or et de soie, se tient immobile derrière nous et nous abrite sous un large parasol, nous partons et... si je vous reviens atteint de la folie des grandeurs, aous saurez à qui vous en prendre î
A moi les fulgurantes épithètes, à moi les grands mots sonores, à moi la palette de Fromentin et la plume de Chateaubriand 1... Comme je n'ai apporté dans mes bagages, pauvre chétif, ni cette magique palette ni celte plume féerique, je préfère renoncer tout de suite à vous donner une idée, même lointaine, de ce que j'ai sous les yeux. J'aime mieux vous dire d'y aller voir, et si vous ne revenez pas à tout jamais ensorcelé, ébloui et fasciné, c'est ({ue vous n'êtes pas poète pour un liard.
Lorsqu'on s'est promené, de longues heures, dans les vieux quartiers du Caire, on a le droit d'être difficile en matière d'orientalisme et de croire que la suite de vos pérégrinations peut aous réserver aussi bien, mais pas mieux. Il est toujours beau de reconnaître ses erreurs; en Tespèce, c'est extrêmement facile. Le Caire, c'est la curieuse révélation d'une fort jjelle réalité. Hyderabad, c'est le
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merveilleux éblouissement (11111 rêve extravagant. Lorsque j'étais enfant et (jue le travail naïi' de mon imagination m'emportait au pays des chimères, lorsque, bercé par quelque belle histoire de féerie, je fermais les yeux et cherchais à me figurer les contrées fortunées où vivaient ces magiques créatures que le caprice du bon poète évoquait pour la plus grande joie d'une petite cervelle éprise de merveilleux, j'imaginais des palais radieux baignés de chaudes lumières, des rues immenses flambant sous l'ardent soleil, des monuments grandioses, des tours si hautes que leurs cimes se perdaient dans l'azur du ciel, de larges salles ombreuses et fraîches serties de diamants et d'ors flamboyants, et, dans cet incomparable cadre, évoluaient mes personnages : seigneurs majestueux, princesses belles comme le jour, pages mutins et coquets, tous drapés d'admirables étoffes, de somptueux brocarts, de soies rutilantes. Rien n'était assez beau pour le faste de mes fantaisies, aucun trésor ne pouvait payer la folie de mes caprices, et, lorsque le bonhomme Sommeil, passant près de mon petit lit, venait jeter du sable sur mes paupières alourdies, l'enfantine chimère continuait le rêve commencé et me roulait, pendant la nuit entière, parmi les vagues enchantées d'un merveilleux océan de pourpre et d'or
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A peine un pied dans Hyderabad, après tant d'années écoulées, après, comme dit Becque, h tant de baisers et tant de larmes )^ après tant d'événements survenus, trop positifs, . . . le fil est renoué, le charme recommence, et les splendeurs rêvées par l'enfant se déroulent à nouveau devant les yeux de l'homme ébloui.
Je me sens en dehors du temps, en dehors de l'espace, dans le monde irréel d'une paradoxale féerie, si loin des platitudes familières, des joies et des douleurs accoutumées!... et je vis, tout éveillé, le plus exquis des rêves.
Si je cherche à préciser, à arrêter mon souvenir sur tel ou tel spectacle, à fixer mon admiration devant tel ou tel monument, tout s'enfuit, tout s'écroule : ce n'est pas tel édifice qui m'a séduit, tel passant qui m'a charmé, ce sont toutes les maisons, tous les passants, tout ce que j'ai rencontré dans cliaque rue, à chaque pas.
Le plan général de la cité est dune simplicité extrême : deux grandes larges rues qui viennent se couper à angle droit au centre de la ville, mais d'où part tout un dédale de ruelles serpentines et tortueuses, infiniment étroites, tourmentées, compliquées, et prodigieusement pittoresques. Nous nous perdrons, plus tard, à pied dans ce labyrinthe ; pour le moment, les dimensions de notre véhicule
nous interdisent formellement de sortir des rues principales.
Il y a là, d'ailleurs, de quoi occuper de longues heures : de loin en loin, tous les trois ou quatre cents mètres environ, s'élèvent de hautes arcades en pierre, qui forment autant de majestueux arcs de triomphe sous lequels nous passons, très majestueux, nous aussi. Au débouché d'une de ces portes triomphales, nous nous trouvons en face de la Mecca Musjid,un grand bâtiment massif auquel la couleur sombre de ses pierres donne un aspect rébarbatif et attristé; son nom lui vient de sa ressemblance avec la grande mosquée de la Mecque. Il est immense, et mon guide m'apprend, que dans les grandes solennités, il peut contenir plus de 10,000 fidèles. L'intérieur, dont on devine vaguement les profondeurs, entrevues sous les six grands arceaux de la façade, semble d'une très somptueuse richesse, avec des revêtements d'albâtre et de marbre, et ces jolies inscriptions de versets sacrés qui courent en arabesques d'or le long des murailles; impossible d'admirer de près : l'entrée est rigoureusement interdite, et, moins débonnaires que leurs frères d'Egypte, les musulmans d'ici nous feraient sans doute payer cher tout essai d'infraction.
Un peu plus loin, au cœur de la cité et au croisement des deux principales artères, un édifice qui
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domine de très haut toutes les maisons voisines, de l'orme rectangulaire, très enjolivé et fouillé, flanqué de quatre minarets qui s'élancent sveltement dans la lumière et percé sur chaque face d'une arcade très élevée qui donne accès dans une vaste salle centrale où dorment, couchés dans un heureux désordre, les soldats bigarrés et chamarrés d'un important poste de police. C'est le Char Minar,... à Fouest du Char Minar, le palais du Nizam, à lest le Barahdari, à droite le Jehan Xuma
Mais à quoi bon continuer! Tous ces monuments sont curieux, sont beaux, sont dignes d'une visite, tout ce que vous voudrez, mais nous en retrouverons ailleurs d'aussi intéressants. Ce que nous ne retrouverons nulle part, et ce qui fait dHyderabad une ville unique au monde : c'est la rue, c'est dans la rue qu'est le spectacle, toujours nouveau, toujours étrange, toujours incomparable.
Nous sommes certainement très décoratifs sur notre majestueuse monture : toute modestie mise à part, il n'y a pas que nous, et il y a mieux que nous.
A toute minute, nous croisons d'autres éléphants ; splendides betes paradantes et somptueuses sous leurs caparaçons étincelants; dans les haodahs trônent des rajahs, des hauts fonctionnaires, des officiers indigènes, haut enturbannés, avec des
aigreiles cndiamanlées cl (\c lourds (X)lliers de perles à plusieurs rangs lombanl eu opulentes cascades sur les tuniques richenieni brodées : une seule rangée suffirait à payer la rançon d'une reine ou à acheter, en bloc, toute la figuration féminine d'un théâtre du boulevard!
D'autres puissants seigneurs ont des véhicules plus modernisés, des calèches venant tout droit de chez le bon faiseur, des huit-ressorts dont s'enorgueilliraient les plus nobles allées d'IIyde Park; ils se prélassent sur les ban(|uettes de soie, fument nonchalamment des cigarettes, tandis qu'aux portières caracolent deux écuyers littéralement couverts d'or et que, menant un train denfer, une escorte de lanciers en tun'i(|ues éclatantes écarte les rangs serrés de la foule avec de grands cris rauc[ues que les échos des murailles répètent en bruyantes cascades.
Les plus beaux, les plus nobles, les plus magnifiques de ces princes fastueux qui peuplent cette étonnante ville de féerie ont délaissé le pesant éléphant, ils ont dédaigné de s'adresser aux carrossiers dOxiord-Street ; fiers et superbes, ils ne connaissent pas d'autre monture que le cheval, et c'est une incomparable vision, qu'emporte mon œil charmé, de ces admirables bêtes, au poil d'argent soyeux, aux formes d'une finesse merveilleuse, sveltes,
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puissantes et souples à ravir, qui emportent leurs orgueilleux cavaliers dans la poudre d'or du divin soleil, tandis que sonne la claire fanfare des fers cadencés frappant joyeusement le pavé.
Et la foule des piétons n'est pas moins pittoresque et chamarrée : ce peuple a la passion de la couleur, il a aussi lintuition des arrangements, des draperies, des oppositions de tons qui les font heureusement miroiter et se fondre harmonieusement dans la rayonnante lumière du soleil : les écharpes multicolores qui s'enroulent autour de la tête, formant ces hauts turbans, tous pareils et tous différents, sont toutes de tons violents, de rouges ardents ou de jaunes éclatants qui sembleraient peut-être criards sous nos ternes cieux d'Occident, qui sont d'une parfaite esthétique dans la chaude lumière de ce perpétuel été.
Et tout ce monde est armé, armé jusqu'aux dents, formidablement, farouchement I C'est un privilège qui marque, encore aujourd'hui, l'état d'indépendance du Nizam, dont les sujets ignorent les étroites vexations du u port d'armes prohibé ^^
Il semble que l'on soit en état de guerre, que l'ennemi soit aux portes et que ce brave homme, qui sort de chez lui le mousquet sur l'épaule, un sabre au côté, trois ou quatre poignards passés dans la ceinture, la moustache retroussée d'un air
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dv déli el les luu'ines semblanl lui nier la griserie de la poudre, doive se rendre au rempart pour y prendre son tour de garde. Le pauvre homme n y songe pas le moins du monde; il se rend paisiblement au marché, et s'est alîublé de tout ce guerrier attirail pour la conquête pacifique de (pu'lques choux ou d'un quarteron de navets.
Les enfants eux-mêmes sont armés, non de pistolets de i)aille et de sabres de bois, mais de gentils petits poignards (|ui troueraient fort }>roprement quelque boutonnière dans une peau humaine, et de pistolets bourrés jusqu'à la gueule d'une poudre qui ne demande qu à ilamber.
Et c'est surtout cela qui donne à celte ville un aspect étrange, incomparable, unique, (|ui vous rejette violemment de plusieurs siècles en arrière et vous fait rêver de la Vérone des Scaliger ou du Paris de la Ligue, qui vous force à vous frotter les yeux et à vous demander si vous ne faites pas, tout éveillé, le rêve le plus incohérent.
Très certainement , l'aspect des choses et des gens qui nous entourent n'a pas changé d'une ligne depuis le grand empereur Akbar, et, vous qui me lisez, il faut vous dépêcher daller à llyderabad bien vite avant que ces derniers vestiges du monde antique aient disparu. Vous en emporterez une vision grandiose, inhniment pittoresque, ineffaçable.
:^0 février.
La Xatureest une metteuse en scène qui connaît fort bien son métier : elle sait que pour corser l'intérêt d'un spectacle, rien ne vaut la variété. Aussi la voit -on souvent éprise de ces contrastes qui, réunissant à deux pas l'un de l'autre deux sites radicalement différents, séduisent le regard par cette opposition même, saisissent violemment limagination et incitent l'esprit aux réflexions profondes et aux mélancoliques retours.
Je vous ai menés hier avec moi vous noyer dans le tumulte, dans la joie, dans la vie exubérante et débordante d'Hyderabad; allons aujourd'hui, si vous voulez bien, errer parmi les ruines désolées de ce qui fut Golconde. Si vous aimez passer brusquement d'un extrême à l'autre, vous serez comblés.
Golconde! ne trouvez-vous pas que ces syllabes magiques sont, à elles seules, tout un long poème
de trésors inépuisables, de fabuleuses richesses et de faste infini? Ce seul mol n'évoque-t-il pas instantanément, et comme en un mirage, les éblouissements d'une cour brillante comme le soleil, l'opulence des somptueux cortèges, les beaux pages drapés d'or, les fiers guerriers couverts d'armes aux damasquinures éiincelantes, les nonchalantes princesses couchées sous un ruissellement de pierreries, les brocarts, les pourpres, les précieux satins, toutes les magnificences, toutes les folies, toutes les splendeurs?
Vanité des vanités ; tout est vanité!
Des ruines lamentables, poudreuses, sinistres, éparses parmi les rochers noircis d'une colline affreusement désolée; pas un arbre, pas une touffe d'herbe, à peine un être vivant semblant glisser comme un spectre parmi les funèbres débris; partout la désolation, le grand silence de la mort, plus lugubres encore sous la flamme ardente et la morne splendeur de limplacable soleil : voilà tout ce qui reste de la fameuse, de la superbe Golconde !
La route qui mène à ce mélancolique pèlerinage est heureusement plus riante : les environs
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immédiats crHyderabad sont, en effet, frais et cliarmants, et les fastueux nababs qui peuplent la vieille cité d'Haïder ont su artistement draper son immuable jeunesse dans un clair manteau de verdure : les eaux heureuses de nombreux ruisseaux serpentent sous les verts feuillages, les jolies villas ])lanches sont ensevelies dans les fleurs, et toute la campagne qui s'étend au pied des antiques remparts n'est qu'une immense et délicieuse oasis.
Le chemin que nous suivons court pendant cinq milles environ sous la sérénité rafraîchissante de ces beaux ombrages et nous vaut la plus charmante promenade qu'on puise rêver. Trop vite nous en sortons pour côtoyer un large étang parsemé de rocheux îlots, puis l^rusquement nous quittons la civilisation et la verdure pour nous enfoncer en pleine nature sauvage, en plein désert brûlé.
Et pourtant, désert n'est pas tout à fait le mot; si nous étions passés ici il y a trois mois, pendant la saison froide ', nous aurions vu delà végétation, oh! bien chétive, bien gringalette et déjà un peu rôtie, mais enfin autre chose que cette terre jaune, brûlée et poussiéreuse : il y avait là de grands champs de maïs; la récolte est faite depuis long-
1. Il Y a ici trois saisons : la saison des pluies, juin-septembre; la saison froide, octobre-janvier; la saison chaude, février-mai.
temps déjà el les sillons poudreux m\ rornient plus qu'un tapis, hérissé et lépreux, de tiges coupées au ras du sol. De grands troupeaux promènent leurs taches sombres, lentement mouvantes, sur ces champs dévastés, et quelques rares palmiers coupent eà et là la monotonie de la vaste plaine. De loin en loin, posés au milieu des champs, s'élèvent les logis aériens des bergers, de petites cabanes en chaume, très haut perchées sur de vigoureux pilotis, le plancher de la cabane à 3 mètres au moins du sol naturel, mettant ainsi le propriétaire de ce modeste et pittoresque immeuble à l'abri des visites de messieurs les fauves, assez nombreux en ces parages et terriblement indiscrets.
Il t'ait aujourd'hui une chaleur tout à lait extraordinaire ; nous sommes en pleine saison chaude, et cela se voit de reste : l'air est littéralement flamboyant, pas un souille de lirisc ne vient nous ranimer, nous sommes anéanlis sur les coussins brûlants de notre voiture, et, malgré la triple carapace que forme la superposition d'une ombrelle, d'un casque et d'une couche de feuilles mouillées appliquée contre la coitïé du casque, nous sentons notre crâne se ramollir et nos cheveux se tordre et se friser, sous la flamme dévorante de ce terrifiant soleil, qui brûle là-haut dans le bleu violent et dur du firmament embrasé. Aussi avez-vous dû