‹ Aux IndesChapitre 39 sur 120 · TROUPES NATIVES · texte numérisé non relu

TROUPES NATIVES

toria ^) où les différents corps sont, pendant la saison chaude, expédiés à tour de rôle pour y faire provision de fraîcheur et de santé.

Dans ces conditions, rien d'étonnant à ce que l'armée anglaise des Indes soit exceptionnellement brillante, et à ce que toutes les troupes que j'ai pu voir m'aient fait Teffetde véritables troupes d'élite. On a pu dire qu'une recherche trop minutieuse du confort diminue leurs quahtés offensives, que ce sont des marcheurs peu entraînés,... n'empêche qu'ils sont fréquemment en expédition de toute sorte, que leurs aînés se sont partout montrés de superbes soldats, et que, le jour venu, ils vaudront bien leurs aînés !

Pour les troupes indigènes (Native Troops), le recrutement s'opère, comme dans toute l'armée anglaise, uniquement par mode d'enrôlement volontaire. — Ce ne sont pas les recrues qui manquent, d'abord parce que les castes sont nombreuses où le service militaire est considéré comme un devoir, et puis parce que la solde est relativement élevée, et que, dans tout l'Hindoustan, aucun salaire d'ouvrier, même d'ouvrier d'art, n'atteint la paye du simple soldat.

Les meilleurs sujets sont fournis naturellement par les peuples guerriers du Nord : Afghans, Pathans, Musulmans du Punjab, Sikhs et Ghurkas; on a soin néanmoins d'incorporer des recrues provenant d'autres peuplades, de manière à prévenir les dangers, sur lesquels nous insistions naguère, que peuvent faire courir de trop nombreuses réunions d'hommes de même race, de même caste ou de même religion.

Par contre, pour sauvegarder la discipline intérieure et prévenir le retour des sanglantes querelles qu'amènerait, dans des corps trop hétérogènes, l'explosion de trop virulentes haines de races, on groupe, dans un même bataillon ou dans une même batterie, des hommes de même provenance... Il n'est rien de tel que le juste milieu.

Les jeunes gens de seize à vingt-cinq ans, d'une taille au-dessus de 1™,68, sont acceptés et incorporés pour trois années; néanmoins ils peuvent rester au service jusqu'à trente-deux ans, après quoi ils ont droit à une pension.

Les conditions respectives du fantassin et du cavalier indigènes sont 1res différentes : tandis que le premier reçoit l'habillement, l'équipement, l'armement, est logé et nourri aux frais du corps, le second n'a droit, en dehors de sa solde (plus élevée

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