‹ Aux IndesChapitre 70 sur 120 · POÉSIE AFGHANE · texte numérisé non relu

POÉSIE AFGHANE

... Je VOUS laisse aux réflexions que comporte cette formule gracieuse d'un fort séduisant communisme, et je vais me coucher, car il est tard, et nous partons demain de très bonne heure pour la passe de Khyber, une excursion longue et fatigante, paraît-il.

10 mars.

Tous les quatre jours, la grando osplanaclo qui s'étend au j)ied des vieux rempaiis de Peshawar, solitaire et silencieuse d'habitude, s'emplit d'un tumulte et d'un grouillement de l'oule extraordinaires. Des pyramides de caisses et de ballots se dressent de place en place; de longues cordes sont tendues au ras du sol, auxquelles sont liées des centaines de chameaux ; dans les clôtures à clairevoie sont parqués des troupeaux entiers de baudets, et sous les grands arbres qui s'élèvent sur le pourtour de lesplanade, de majestueux éléphants balancent lourdement leurs gros corps de monstres pacifiques. Une multitude hurlante court de-ci delà, une activité fébrile règne partout; une à une, les bêtes sont amenées près des amas de marchandises et, sous l'œil des soldats, sous le contrôle des douaniers, reçoivent leurs chargements. Vous

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