‹ Aux instituteurs & institutrices: consoils & directions pratiquesChapitre 37 sur 78 · DA»S LA VIE · texte numérisé non relu

DA»S LA VIE

ment, â l'aide d'un vaporisateur, doucher les parties malades avec de l'acide phénique étendu d'eau ( défaut, obliger les enfants à se laver avec de l'eau bori- ■quée et à saupoudrer les surfaces avec de l'acide borique en poudre.

Enfin, dans les cas où une épidémie éclate, c'est ft l'instituteur à exposer immédiatement au public à quels dangers chacun est exposé si on ne prend pas toutes leB précautions nécessaires. C'est au mattre d'agir, car ïî sait exactement combien une sage hygiène peut enrayer les progrès du fléau : il lui sul'fira de demander à la préfecture les instructions imprimées qui concernent chaque maladie contagieuse. Dans la plupart campagnes, on assiste passif aux ravages causés par IqS épidémies. Si l'opinion publique considérait comme dei malfaiteurs publics les gens qui, par incurie et ps saleté, propagent le fléau, on viendrait vite à bout d pratiques criminelles, telles que de jeter dans la rue le ordures d'un diphtérique ou d'un typhoïque. C'est tou au début d'une épidémie que l'esprit d'initiative el Icrvention énergique sont utiles ; une fois que les foyer d'infection se sont multipliés, les possibilités de Iran» mission sont si nombreuses qu'il n'y a plus qu'à s'arma de résignation. Les épidémies sont un bel exemple c solidarité sociale, puisque bien des innocents payeo cruellement pour la saleté, l'ignorance, l'incurie et I manque de conscience d'autrui...

C'est par ces mille bienfaits que l'instituteur prendt peu à peu, dans le village, une situation morale qui décï plera sa puissance d'action.

Les services qu'il peut rendre sont innombrablôl C'est encore k lui qu'incombe de créer, par souscnptio] de petites bibliothèques, tris bien choisies, de galvi

niser les délégations cantonales pour la création de caisses des écoles, de sous des écoles, destinés à venir en aide aux enfants pauvres, à leur fournir du linge, une bonne soupe chaude à midi, des livres, etc. *.

1. Une initiative qu'ont prise avec succès un certain nombre de maîtres, c'est de fonder des sociétés scolaires de tir. L'expérience des instructeurs semble prouver qu'il est préférable de recevoir au régiment des recrues n'ayant jamais tiré, plutôt que de recevoir des tireurs dont l'adresse est purement instinct tive et empirique. 11 faut donc que cet enseignement à l'école soit méthodique. (Voir Cuny, Instructions de tir clans les écoles primaires. Librairie militaire, Risser, Rambervillers , 1896.) Qui ne voit que tout ce qui contribue à nous donner d'excellents tireurs, contribue du même coup à la puissance défensive de la patrie?

AVANT D'£NTRER DANS LA VIB.

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