‹ Aux instituteurs & institutrices: consoils & directions pratiquesChapitre 49 sur 78 · L ORGANISATION DU PLAISIR · texte numérisé non relu

L ORGANISATION DU PLAISIR

La plupart des plaisirs supérieurs sont dus à la cul< ture des sentiments nobles, mais l'énergie des seutimeots élevés est « une plante délicate facilement ilétrio par les influences hostiles, et surtout par le manque de nourriture. Chez la majorité des jeunes gens, cette plante meurt facilement si leurs occupations, la société dans laquelle ils se trouvent jetés, ne sont pas favorables à l'exercice de leurs facultés nobles. Les hommes perdent leurs aspirations nobles, comme ils perdent leurs goûts intellectuels, parce qu'ils n'ont pas le temps ou le goût do les cultiver; et ils s'adonnent aux plaisirs b non i ce qu'ils les préfèreni, mais parce que ce s nt 1 a Is facilement atteints; et bientôt ce sont au I uls qu'ils soient capables de chercher. Ou

p ut d mander si une personne capable de choisir nt 1 d X classes de plaisirs a jamais préféré la plus ba e f d ment, et en connaissance de cause '. »

Les plaisirs des sens, qui sont si facilement atteints, soni vite épuisés : ce sont des plaisirs lamentablement monotones et pauvres. En outre, ils cessent bientôt d'èlre des plaisirs, pour devenir des besoins tyranniques : VinsaliabUiU' est leur caractère essentiel. C'est ainsi que ceux qui recherchent les violentes excitations de l'acool, ont besoin de doses de poison de plus en plus élevées, et deviennent ivrognes ; c'est ainsi que le fumeur est entraîné à-Xumer de plus en plus, et que la privation de fumer devient pour lui douloureuse... De plus ce sont des plaisirs épuisants : le gourmand, après avoir satisfait sa gourmandise, est abruti durant des heures par une digestion pénible; le sensuel dépravé paie cher sa luxure, par une dépression pénible de ses

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