‹ Aux instituteurs & institutrices: consoils & directions pratiquesChapitre 50 sur 78 · SÔ · texte numérisé non relu

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facultés supifrieiires, et ainsi de suite. Aussi, de plus e plus, l'homme réduit aux plaisira de la bèie, est-il obli| de chercher la surexcitation, les basses compagnies, I< lectures bestiales, la stimulation du bruit, du tabac, d< alcools...

Ce qui est malheureux, c'est que rojjinion publiqui l'éducation si insinuante reçue du langage, trompi beaucoup de jeunes gens sur la question du bonheui L'opinion publique est surtout formée de ropinïo individuelle de gens que leurs occupations absoi bcnl, et que leur faible culture empêche de jamais réfl^ chip ô leur existence. Aussi toutes les association de mots élogieuK, fous les quRltRcatirs brillants, glori fient-ils l'activité de notre nature inférieure. Une vî heureuse, pour le vulgaire, c'est une succession de boi repas, de vins Ans, de débauches, et l'admiration t d'instinct aux égoïstes, aux puissants, parce qn'ij sont puissants, aux riches, à cause de leur luxe, de lenj équipages, de leurs chiens... « L'art de jouir, dit Zii gler, s'il dépasse le niveau des huttres et du champagM est à peu près inconnu h nos classes cultivées '. »

Ah! je voudrais que nos institutrices et nos insUh teurs pussent voir quel vide et quel ennui dissimulée qu'on appelle « la vie du monde »!

« Vivre d'une vie qui n'a rien de réel, sans une sérieuse, sans un sentiment profond, sans une toIobI arrêtée; sacrifier la substance à l'apparence; substitut le factice au naturel; prendre une coterie pour ] société ; trouver son principal plaisir dans le ridicule, i épuiser son esprit en expédients pour tuer le temps.. c'est le dernier métier qui convienne à un homi

gler, La question toeiale

l'organisation du plaisir îspecle, ou qui sait quel est le prix de la vie

qui se r

■ Une ttourriture abondaate et saine ', par l'appélit que procure le travail, est après tout plus agréable et plus salubre que les plats recherchés des riches; le sommeil de l'ouvrier est plus profond, plus fraîchissant que celui de l'oisif. »

Que de fois, ajoute Horace Mann, le riche reçoit à gros prix de son fournisseur le mal de tête, l'indigestion et la névralgie! Que de fois son sommelier lui verse la pierre et la goutte sous le faux nom da xérès et de madère, sans qu'il ait môme l'esprit de s'en apercevoir; et l'on est jaloux de cet épicurien qui, jour par jour, pour quatre heures de succulents repas, souffre vingt heures de douleurs aigufis! qui paye son fin souper lî'd'une nuit d'agitation el de fièvre! ^ »

K Que nos maîtres réfléchissent par eux-mêmes, et ils F verront que la méditation dissipera ce brouillard d'opinions fausses, d'épithètes mal appliquées, d'associations d'idées erronées, qui cache la vérité aux esprits vulgaires. Us découvriront t un monde nouveau ■. Ils sauront séparer du plaisir ce que la vanité y mêle. Ils verront qu'une multitude de gens se persuadent, après coup, qu'ils ont éprouvé des sentiments qu'ils n'ont pas éprouvés; bien plus, ils découvriront avec stupéfaction que l'homme ■roquet d'étrange nature, tellement dissipé par Ile torrent des impressions extérieures, tellement incaible de discerner ce qui se passe réeUement en lui-même, le rien n'est si fréquent que de voir l'opinion qu'il a s coup, chasser de son souvenir les sensations et les

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