‹ Aux mains de l'AllemagneChapitre 4 sur 7 · PRÉFACE XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XI

temps, du livre immortel de Silvio Pellico. C'est le même accent et la même résignation; c'est aussi la même attitude modeste. * Hennebois ne s'en fait pas accroire; il sait que sa tragique aventure n'est point isolée; que ceux-là sont nombreux qui ont enduré le même martyre que lui, et il semble n'avoir aspiré qu'au seul honneur de les venger en appelant sur les bourreaux la flétrissure de la postérité.

Au reste cette épreuve douloureuse n'a pas plus ébranlé son patriotisme que sa foi en Dieu et c'est par là peut-être que son livre a surtout mérité de vivre.

« Si ma force physique, dit-il en finissant, sort diminuée de l'épreuve, inexorablement, ma vision s'élargit, embrasse des choses plus neuves. Ma foi n'a pas sombré dans le tête-àtête tragique avec les réalités du combat : je l'ai purifiée, dégagée de son doute, et je ne crois plus à la mort. »

Cri de jeunesse, cri de poète, mais aussi

Xir AUX MAINS DE L'ALLEMAGNE

cri de patriote et de chrétien, exprimant l'ardente foi dans les destinées glorieuses de la patrie et une invincible confiance dans le triomphe de la Justice et du Droit sur les tentatives criminelles de la barbarie.

Ernest Daudet.

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