RETOUR A LA TERRE
amour du travail et ton esprit d'économie sauront t'assurer le succès. Voilà franchement ce que je pense de ton projet.
Huit jours plus tard, mon pays passait à la Caisse d'Economie, d'où il sortait avec un portefeuille gonflé, puis il traversait pour descendre en bas, dans le comté de Montmagny, afin de rencontrer son vendeur, chez le notaire de la paroisse de St-T...
ji»attia Claus
|E nouveau, à l'approche de la Noël et du jour de F An, le grotesque personnage qui porte ce nom vient de faire son apparition un peu partout, dans les colonnes des journaux, dans les vitrines des magasins et sur les affiches des marchands, pour annoncer les mille et un bibelots, jouets, etc., destinés aux petits enfants.
Disons tout de suite qu'en introduisant ce ventripotent bonhomme dans le domaine de nos légendes, nous faisons un emprunt à MM. les Anglais, qui Pont inventé, à défaut de mieux, je suppose. Eh bien ! nous ne permettrons pas cet envahissement de l'insipide Santa Claus, qui ne représente rien du tout,
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qui ne parle pas plus au cœur et à l'esprit que Phomme dans la lune, sans protester énergiquement et démontrer combien est regrettable cette substitution, à la douce et touchante légende qui a bercé nos rêves d'enfant.
Avec cet esprit gobeur et imitateur qui nous caractérise, nous sommes en train de laisser accréditer cette croyance, au sein de nos familles canadiennesfrançaises, au détriment du Petit Jésus, que nous laissons à la porte du cœur de nos jeunes enfants, pour faire place au grotesque Santa Claus.
Nos mamans nous avaient pourtant enseigné à croire que c'était l'Enfant Jésus qui descendait, pendant la nuit de Noël et au jour de l'An, dans nos demeures, pour emplir de bonbons, de friandises et de jouets, les longs bas accrochés au pied de la couchette des petits enfants, pour les récompenser d'avoir été bons, sages et pieux.