SANTA CLAUS
Ce n'est plus cela aujourd'hui ; l'Enfant de la Crèche n'est plus à la mode. C'est le ridicule clown Santa Claus qui règne en maître ; une légende à la tournure païenne fait place à la poétique fiction de nos jeunes ans.
Je le demande avec peine, pour quelle raison avons-nous, dans un trop grand nombre de foyers, chez les nôtres, laissé pénétrer cette croyance au croque-mitaine Santa Claus?
Je crois qu'il n'y a pas eu autre chose que l'esprit de " singerie " qui a présidé à cette permutation. C'est peut-être un peu dur à dire, mais j'aime à parler la bouche ouverte.
Seulement, il me semble que nous, le peuple catholique par excellence, nous devrions nous efforcer de conserver intacte, dans nos annales, cette poétique légende chrétienne avec plus d'amour encore que les récits de notre folklore profane.
En vérité, je vous le demande, l'aspect grotesque, ridicule, de Santa Claus, a-t-il
le charme doux et pénétrant, l'attrait aimable, pour les petits enfants, du sympathique Petit Jésus?
L'âme d'un enfant est molle comme de la cire et les premières impressions qu'il reçoit sont toujours les plus durables. Il importe donc aux parents chrétiens d'y imprimer de bons souvenirs, de pieuses pensées, des croyances chrétiennes qui feront son bonheur dans la vie, en élevant son âme.
Comment voulez-vous maintenant que la bouffonne physionomie du bonhomme cher aux protestants dise quelque chose de bon à l'âme délicate et sensitive des petits enfants?
S'imagine-t-on que ce fantastique Santa Claus donne une seule pensée pieuse, dans les joies que l'enfant éprouve, à la réception d'un cadeau quelconque, en ces jours de fête de la Noël ou du jour de l'An?
Ce serait vraiment retourner à une sorte de paganisme que de tolérer plus