DE FRONTENAC ET KONDIARONK
Si le fier gouverneur à plaisanter excelle, De la fine riposte il n'est pas à l'abri, Avec Kondiaronk, le Rat, comme on l'appelle, Lorsqu'il veut taquiner ce Sauvage d'esprit.
Par divertissement, il l'invite a | Où se croisent les traits des esprit- Mais le fin sagamos pourrait répondre Et l'on ne compte plus le qu
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Railleur, sûr de lui-même, il ne craint pas de dire. En ébauchant l'œillade expressive qu'il faut ; « Il n'est, chez les Français qui tous aiment à rire,-] « Que deux hommes d'esorit : Frontenac et Rymban
Le comte et son ami dinent encore ensemble De l'âge de la pierre au siècle de Louis, La distance est franchie et l'étiquette en tremble, ( 'ar les yeux du sachem ne sont pas éblouis.
Il a plus de bon sens que de belles manières; Sa lèvre semblerait trop narquoise à la cour, Et son front trop pareil aux montagnes altières Qui lèvent leur écran devant l'astre du jour.
Mais le comte, moins fier qu'on ne pense, l'admire De l'entendre parler il se fait un régal. Qu'un sommet, sans se voir .dans un étang se mire Lui voit, dans ce sauvage, une espèce d'égal