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(5) P. Paris, Les Romans de la Table Ronde, UT, 316 ; Hist. lit., XXX, 72,
commanda les Grecs et conquit tous les grands Troyens. Si donc, l’orgueil me fait valoir grâce aux dames, il y en a eu beau- “COUP d’autres avant moi ! »
Be hag’ ergull qui fech valer Tristany, e Lançalot, e 1 rey Alaxandri,
de Galeot l’alt princep atrasi, Palomides, Brunor e-s Agrauany, Agamanon fonch dels Grechs capita, conqueridor de tots los grans Troyans.
Si donchs ergull, migençant dones, fa valer a me, molts d’altres son abans !
(Paris, B. N. Esp. 225 ; v. 49-56).
‘Ce débat, dont la sentence a été omise sur l’ordre de la reine Marguerite (+1422), permet de classer Arnau March parmi les poètes moralistes qui ont précédé Auzias. Elle est remarquable aussi par ses allusions aux romans français et dénote la faveur dont ils jouissaient encore, au début du xv® siècle, auprès des Catalans et des Valenciens.
Mülà (1) rapporte à la même époque le Testament d'En Bernat Serradell de Vich, où est mentionné, à côté de Tristan et de Lancelot, un « Gobernal » qu'il faut identifier sans doute avec Guvernal ou Governal, un autre héros de la Table Ronde (2). Des romans bretons procèdent aussi les Retgles d'amor, en prose, que l’on a attribuées à Domingo Mascé, juré de Valence et vice-chancelier ou chancelier des rois Jean LT et Martin 1er (3).
Ce n’est, en réalité, qu'un fragment de traduction (4) du livre
(1) Obras, IT, 352. — La date exacte est 1419. Le texte a été publié par M. Acuir6, Cançoner de les obretes en nostra lengua materna mes divulgades
durant los segles XIV, XV e XVI, Barcelona,1873, in-40.
(2) De Lançalot ni Gobernal, Mai s’es legit.… C’est un écuyer de Tristan. Voy. Le Roman de Tristan par Thomas, p.p. J. Béprer, (Société des Anciens
-lextes français, 1902), in-8, vers 2132 et p. 84, 35. Cf. La folie Tristan de Berne, p.p. J. Béprer (même collection, 1907). v. 455 et 459.
(3) Ferrer v Bi@xé, op. cit., 27 ; Mass Torrents, Manuscritos Cat. de la Bib. de S. M., p.36 ; Morez-Farro, Kat. Lit., p.110.
(1) Voici, d’après le manuscrit 2. LI. I de la Bib. du roi d'Espagne à Madrid, fol. 46 vo, les premières lignes de cet ouvrage : « DE LES RETGLES D'AMOR. — Ara vengam a les retgles d’amor. O Galter, yo m esforçare quet mostre les retgles d’amor ab gran breuitat, les quals lo rey d’amor, ab la sua propria bocha, dix encara, donà aquelles par escrit a tots amants. Car hun cavaller de Bretanya