‹ Auzias March et ses prédécesseursChapitre 122 sur 302 · CHAP. II. — LES IDÉES D'AUZIAS MARCH SUR LES FEMMES · texte numérisé non relu

CHAP. II. — LES IDÉES D'AUZIAS MARCH SUR LES FEMMES

devise Plena de seny qu'il lui décerne dès le début. Deux dames représentant l’une le Corps, l’autre l’Entendement, se sont offertes à sa vue. [l'a choisi l'Entendement en qui est la source du-souverain bien :

Si lemmonde peut renfermer un bien parfait, «c’est par moi (dit l’Entendement), que l’homme atteint le souverain bien, ‘et qui sans moi conserve l’espérance est fou ou sot ou terriblement grossier.

Plus l’entendement est clair, plus grand est le plaisir qui en dérive.

Science subtile est la pensée subtile pour qui de fins aliments ne la laisse point jeüner.

Sa dame possède précisément cette finesse intellectuelle, condition du bonheur. En elle vit tout un peuple de pensées subtiles et délicates qu’elle gouverne avec dextérité et qui sont sa seule nourriture (1). C’est pour cela qu'il la chérit. il est conquis par son entendement :

L’enteniment per lo vostr’es conquist… ; (XXI 19):

Vostr’esperit es aquell qui m conquista.… ;

et il la proclame, en un mot, la joie de son entendement, lo goig de mon entendre (2).

La seconde vertu de sa dame est la chasteté, l'honnêteté du «‘CŒUrT :

Co que yo am de vos es vostre seny

e los estats de vostra vida casta.

Molt no deman, car mon desig no basta siné en ço que honestat ateny.…

(XXXIIT, 5-8).

et cette pureté qu'exprime Lir entre carts, la seconde devise qu'il

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