LA LITTÉRATURE FRANÇAISE
Fidus in adversis ostenditur omnis amicus, Si tunc desistat, falsificatur amor,
Quilibet inspiciat cui conjungatur amico, Qui sit propitius nocte dieque sibi.
Providus ejusdem doctrine querat amicum, Artis et officii commoditate parem..
(Romania, XV, 233 ; v. 395-400).
D'autres allusions montrent qu’il connaissait les histoires, racontées dans les Métamorphoses, de Pyrame et de Thisbé (1), de Médée et de Jason (2), de Thésée et d'Ariane (3), de Lyncée (4), et enfin de Tantale (5), plutôt d’après l’Ovide moralisé de Chrétien Legouais, depuis longtemps introduit en Catalogne (6), que d’après le poème latin. Quelques-uns de ces héros + sont considérés, avec tout le Moyen âge, comme de parfaits amants ou d'innocentes victimes de l’amour. D’autres fournissent matière à des comparaisons connues.
Il a lu aussi, ou tout au moins entendu lire durant ses « enfances » ou dans les « jardins délitables » qui l'avaient tant charmé autrefois les « grandes gestes » (7), et, particulièrement, les merveilleux récits du Roman de Troie (8) que les clercs de son temps préféraient, dit-il, au Bréviaire, et où Benoît de Sainte-More nous représente une cité féodale remplie de chevaliers galants et de dames courtoises. On sait que la version latine qu’en avait faite Guido delle Colonne (9), dès le xrri° siècle,