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mais d’autres œuvres du même cycle et même des épopées, qui avaient obtenu presque autant de succès en Catalogne, durent aussi attirer son attention (1). Le De Amore d'André le Chapelain lui offrit enfin un exposé plus systématique des règles de l’amour tel qu'il avait été conçu à partir du xrre siècle.
De toutes ces lectures publiques ou privées il a gardé, non pas seulement les idées sur l’amour, le type idéal et chevaleresque de l’amant, mais une expression caractéristique, l'épithète épique de « douce France » où nous retrouvons un écho
pénétrant de l’admiration qu’excitèrent en lui les chansons de geste :
En ser content cascü ha esperança e follament aquell delit espera, car los Ilidons vol trobar en figuera e talls morischs cerca’n la dolça França !
Au contraire, un seul vers (CXVIII, 91), où il montre que la cheville de Florinde, surnommée La Cava par les Arabes, fut pour l'Espagne ce qu'avait été pour Rome, suivant le mot fameux de Pascal, le nez de Cléopâtre, rappelle la littérature espagnole proprement dite, les romances du dernier roi wisi-
goth Don Rodrigo (2) et la domination musulmane sur la Péninsule.
(1) Mos fets d’amor ab los Romans acorden que foren més que los eserits no posen.… (LXXIIT, 5-6) (2) Même allusion dans Jacme Rore, Spüll, 7209.— Le récit des amours de
Don Rodrigo et de « la mauvaise femme » se trouve dans la Coronica del rey Roderico, cap. czxv. |