XIX
«Je me trouve avoir le grain, c’est-à-dire l’acte, dit le poète à la fin de la strophe, car je ne fais aucun effort pour manifester ma faim. » Cette comparaison de la graine avec l’acte était familière à la scolastique, Pour montrer son infortune, 1l déclare d'abord qu'il désire ce qu'il ne peut pas atteindre, ensuite qu'il a l'acte sans la puissance, puisqu'aueun effort ne révèle sa tendance, ce qui est anormal conformément aux principes d’Aristote. En d’autres termes, il désire ce qu'il ne peut pas avoir et ilace qu'il ne désire pas.
(1) « Non enim est spes nisi de bono desiderato et amato » (S. T». I-II, 40, 7} (2) S. Th., I-II, 40, 4.