XXIX
Un autre mal imminent qu'il ne peut pas préciser, parce que sonintelligence ne connaît que le général et non le particulier (1) (v. 11), lui inspire le même état :
La mia por d’alguna causa mou...
Dans une autre chanson Qux sin foll où le mot por est souvent répété, comme pour mieux en marquer l'idée maîtresse, 1l décrit encore d’autres formes de la peur : la peur de la mauvaise fortune, por de la mala sort (v. 24), et la peur de la mort, por de
pruntée à l’Eth. Nic., TF,1,1103 b, 9.Après avoir montré que la vertu exige, pour être acquise, que nous agissions conformément à elle, que la pratique est indispensable, Aristote ajoute «qu’on ne devient joueur de lyre qu’en jouant de la lyre ». — Les expressions des v. 14-15 pobre de béns, d’avilat linatge, arreus correspond nt aux mots mava!syns, duoyivés (Eth. Nic., I, 9,1099 b, 4), 00Yyava (1b. I, 9, 1099 b, 1). — Le v. 16 rappelle la distinction d’Aristote entre la vertu morale ou éthique, résultant de la subordination habituelle des passions à la raison, et la vertu intellectuelle : Eth. Nic., IX, 4, 4105 b, 25 et 5, 1106 b, 16. — Les v. 25-28 exposent la théorie péripatéticienne, souvent invoquée par Auzias (CF. XXI, 11, 17-22), de la vertu milieu entre deux extrêmes ; les v. 29- 32, la distinction entre la libéralité et l’avarice : Eth. Nic., II, 7, 1107 b, 6. — Enfin les v. 31-34 sont inspirés de cette idée que les vertus et les vices ne sont pas des puissances (Eth. Nic., II, 4, 1106 a, 6; les dispositions ne suffisent pas pour être vertueux, pas plus que les dons artistiques pour être bon poète (Tbid., VI, 4, 1140 a, 6 sqq.).
(1) «.… Singulare in rebus materialibus intellectus noster directe et primo cognoscere non potest.. Unde intellectus noster directe non est cognoscitivus nisi universalium » (S. Th., I, 86, 1).