‹ Auzias March et ses prédécesseursChapitre 218 sur 302 · SES REGRETS 35T · texte numérisé non relu

SES REGRETS 35T

celui de Laure, il n’y a presque rien de commun entre les strophes où le poète français, associant la nature à sa tristesse, se plaint de l’éternelle fugacité de toutes choses, et les couplets le plus souvent abstraits et raisonneurs du poète catalan.

Ici encore Auzias March se rapproche plutôt de Dante que de Pétrarque. Mais les incidents sont encore moins nombreux dans ses Cançons de Mort que dans la Vita nuova. Ce quiles remplit, c’est la peinture d’une douleur intérieure qui se concentre pour einsi dire en elle-même pour mieux se contempler. Le souvenir même des vertus de sa dame ne le préoccupe pas. Elle morte, rien 1ci-bas ne saurait plus mériter son attention :

En ella fon complit lo meu deport ; ella finint, lo môn per mi feneix.

Ce qu'il regrette, c’est l'amitié qui Le liait à elle :

Ma fort dolor no basta fer voler que l’amistat fos estada no res, ans so content d’aquella que fos més,

si bé tristor per aquella sofer.….

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