XXX, XXXI, XXXII, XLI, LVIT, LXXXII, CIV, CVII, CXIT, CXIV, CXXT
et, d'autre part, les poésies philosophiques, à caractère nettement didactique, qui marquèrent la fin de sa carrière et dont quelques-unes, en particulier celle qui commence par Lo tot es poch ço per que treballam, sont de véritables dissertations (1).
Mais, comme on trouve dans les unes et les autres des idées communes et les mêmes inspirations, nous en ferons l’objet d’une étude unique où seront indiqués tout d’abord les principes généraux de la Morale, suivant Auzias March, sa doctrine de la fin dernière de l’homme, puis nous jetterons un coup d'œil sur les vertus et les vices contre lesquels 1l a mis en garde les hommes, enfin nous aborderons sa théorie de la grâce et des vertus surnaturelles d’après la pièce Puys que sens tu (CV), et les différents thèmes religieux ou «spirituels » qu'il a effleurés plutôt que développés dans d’autres poèmes.
La morale est pour Auzias March, comme pour Aristote, la recherche du bonheur (benavirança, C, 206, felicitat, CXIT, 57) ou du souverain bien. Mais il y a deux sortes de biens pour un chrétien tel que lui, le bien terrestre, propre à la vie présente, et le bien céleste. Quoique l’un et l’autre le préoccupent, ül s'attache plus volontiers à nous montrer quel doit être ici-bas le but de nos efforts.
Quel est le bien de l’homme, lo bé de l’hom, se demande-t-il en divisant son sujet, comme pour un traité ou un sermon, dès le début de la pièce Lo tot es poch :
d’aço deu esser dit que es lo bé per vera openi6 ;
et 1l ajoute avec soin qu'il ne parlera que du bonheur humain,
(1) CIIT, Ci V, CVI (Lo tot es poch}), CXIII, CXXVII, CXXVIII.