‹ Auzias March et ses prédécesseursChapitre 34 sur 302 · TESTAMENT DE PERE MARCH LE VIEUX · texte numérisé non relu

TESTAMENT DE PERE MARCH LE VIEUX

exécuteurs testamentaires ses cousins Johan Roiç de Corella et Johan de Cabrera et demande à être enseveli dans la chapelle du monastère de Saint-Jérôme qu'il a contribué à faire construire. À son neveu, Mossèn Jacme Castellà, il assigne la somme de 3.000 sous qu'il réclame en qualité d’héritier de son frère Bartholomeu March, enterré par ses soins dans la chapelle Sant-Marce de la Seu de Valence où son autre frère Arnau doit aussi être inhumé.

Pour l'exécution de ses dernières volontés, il ordonne de vendre les meubles de ses maisons de Gandie et Beniarjé, ses livres, ses monnaies d’argent, environ 80 marcs, ses troupeaux et divers cens.

Il reconnaît avoir reçu de sa femme Leonor 40.000 sous de de dot et il prescrit de lui en restituer 20.000, avec ses robes, perles et bagues. Il la nomme, en ‘outre, tutrice de sa fille Peyrona, et, à défaut de sa mère, la tutelle appartiendra à ses exécuteurs.

À chacun de ses petits-enfants, Pere, Leonor, Yolanda et Aldonça, fils et filles de Johan March, il lègue cent florins. Autant à ses neveux Guerau, Gualba et Luis March. Cinquante florins à ses neveux Jacme et Arnau March.

Enfin son héritier universel est Auzias March.

Ces dispositions prises, il continue néanmoins à gérer les intérêts du fils aîné de son ancien maître, appelé Alphonse comme lui, mais dépossédé du marquisat de Villena. Le nouveau duc lui cède même, à titre onéreux, le 14 octobre 1411, une rente que payaient à son père les « universités » de Denia et du lieu de Xabea (1).

Mais, le 31 mars 1412, désireux de faire une bonne fin, « d’entrer, comme le dit son maître, au service de Dieu » et de laisser les affaires temporelles pour les éternelles, il abandonne son office de procureur qu'il avait occupé pendant plus de quarante ans. C’est la retraite qu'il veut prendre, et, pourrait-on dire aussi, qu'il désire faire avant de comparaître dévant le Juge éternel (2).

Le due, à qui il remet sa lettre de procuration {carta de procuracié),ne saurait se séparer d’un tel collaborateur sans lui

(1) A. Paz y Mézra, loc. cit., p. 371.

(2) Rev. de bibliog. cat., T, 139.

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