II. — INDEX SANSKRIT
Abhijnâ, « connaissances supérieures », au nombre de cinq, dont la possession est une des caractéristiques de l’état d’ Arhat. Toutefois le rsi du récit 81 les possédait.
Abhijnânirhûra, « manifestation des connaissances supérieures », par Suprabhâ devenue Srota-âpannâ (71), par Xemâ arrivée à l’état d’Anàgâmi (79).
AVADÂNA-GATAKA, INDEX II
Àçcaryâdbhûto loke prâdurbhâva, « production ou manifestation accompagnée de prodiges dans le monde Six conditions {sthâna) de cette manifestation ; 1° le Tathàgata ; 2" et 3“ la Loi et la Discipline du Tathâgata ; 4“ la condition Humanité; 5" la solidité sur le terrain del’Arya non ébranlée par les sens; G“ le choix volontaire de la loi de la vertu (80).
Açravd {ouAsravâ), les mauvais désirs, la souillure morale (92) ; proprement « les courants », qui viennent du dehors au dedans ou vont du dedans au dehors.
Agaru (et Aharu). Plante odoriférante briUée en l’honneur du Buddha (4).
Agnihotrika, sacrificateur au feu (rsis des récits 37, 73, 81).
Agra, le premier : agra : çrai'akcinom, « le premier des auditeurs ».
— ... aranavihdrinâm, « de ceux qui résident dans la paix », Subhûti (91).
— çraddhâpravrajüûnâm, «de ceux qui sont initiés par foi », Gangika (98).
— lûhâdhimuktânâm, « de ceux qui ont du goût pour les ordures », Jâmbâla (50).
Agra : pratisamvitprâptânâm , « de ceux qui ont acquis la connaissance distincte », Dîrghanakha (09).
Agrâ, la première agrâ çrcivikândm, « la première des auditrices ».
— bahuçratdnâm çrutadhârînâm, « de celles qui ont beaucoup entendu et bien retenu », Somâ (74).
Agra krtapunyànûm, « de celles qui ont fait des actes méritoires », Supriyâ (72).
— mahâprajnânâm, « de celles qui ont une grande science », Xemâ(79).
— sûtrântavibhûgânâm, « de celles qui dispensent le Sûtrànta », Kacangalâ (78)
Alaso, « mou, insouciant, indolent », bhixu puni de ce défaut par un état de langueur
physique (85).
Alaya, « demeure » définitive; un des noms du Nirvana (97).
Alpâyusha, « peu avancé en âge ». Meurent alpâyuskâ et vont chez les dieux Candra (52), une jeune femme (55), un message (57). (« Celui que les dieux aiment meurt jeune », comme dit Ménandre).
Am)da, « breuvage d’immortalité »; le Rohita y ressemble (31); un des noms du Nirvana, enseigné par Padumuttara (RR 87, 90).
Andgâmî, « qui ne reviendra pas sur terre », troisième degré de la perfection ; gens qui arrivent à cet état (11, 14, 75); le propriétaire du Vihâra de Jàmbâla était un Anàgàmi (50); Xemâ arrive à cet état avant de devenir Arhatî (79). — Dans la règle, l'Anàgâmî atteint le Nirvana dans le ciel.
Anâtmâ, « non-moi », toutes les conditions {dharmd) de l’existence sont anâtmdna : « ne sont pas le moi » (52, 58). Les cinq Skandhas ne sont pas le « moi » ni des parties du « moi » (96).
Anüyatâ, « impermanence, manque de durée » ; prêchée aux gens de Kauravya (12) ; est le propre des Sanskâras (52, 58, 96).
Antarakalpa, Yo'iv Kalpa.
Anta : pura, « l’appartement des femmes » ; le gynécée : (21, 24, 33, 39, 52, 54).
Aranaviharî^ \o\v Agra.
ANNALES DU MUSEE GUIMET
Arhat, « digne », quatrième degré de la perfection. L’Arliat fait des prodiges, il possède le Nirvana. Les héros de 37, 40, 46, 50, 58, 61-100 et des personnages de 8, 10, 11, 12, 17, 50, 58, le deviennent. Insulte à un Arhat cruellement punie (.50). Il est dit de ceux dont l’arrivée à l’état d’Arhat est décrite (01-100), qu’ils arrivent auparavant à l’état de Srota-âpanna, d’un seul, Xemà (79), qu’il arrive à celui de Anâgâmî,
Arya, « noble respectable ». En langage ordinaire, terme de respect; — « fils d’Arja », signifie « gentilhomme », comme l’espagnol hidalgo (fils du goth); — en langage bouddhique, désignation du Buddha et de tout ce qui tient au Buddha, hommes et choses. — On traduit quelquefois Arya par « sublime, vénérable», et l’ont dit : les vérités « sublimes ». la voie « sublime », etc.; il vaudrait mieux dire : « les vérités de l’Arya », la « voie de l’ Arya » .
Asankhyeya-kalpa, voir Kalpa.
Astangopeta, a doué de huit parties » : pûntyam, « eau à boire » (85), svara « son » (27) ; upavtisa « jeûne » (.59) ; vrata « vœu » (31). — Dans aucun cas, les huit parties ne sont énumérées.
A^lauvimoxâ, « les huit délivrances » non énumérées (82).
Atharvana, « l’Atharvân-veda »; Subhûti arraché à ce livre par ses parents (91).
Atyantanùthâ, « condition dernière », qualificatif du Nirvana (31, 40, 75, 81).
Avatamsaha, pendants d’oreilles (61).
Ayatana, « organes des sens, objets des sens ». Il y en a six. Un des douze Nidânas, le cinquième (SûtraV). Ayatana- kauçalam « doctrine des Ayatanas » (74, 78-80, 92, 93).
Ayomayam nagaram, « ville construite en fer », lieu de supplices où Maitrakanyaka trouve le terme de ses pérégrinations (30).
Ayu.pnat, « qui a de l’âge », titre d’honneur des principaux hhixus, synonyme de Sthavira, auquel il est quelquefois uni ou substitué, notamment dans 83; d’un usage très fréquent.
Bhadra-kalpa, voir Kalpa.
Bhaktaceheda, « retranchement de nourriture », volontaire (90), involontaire (94).
Bhixu-hliixunî, « mendiant, mendiante »; désignation habituelle des moines et des nonnes bouddhistes.
Bodhi, « intelligence supérieure ». Il y en a trois, celle des Çrâvakas, celle des Pratyekabuddhas, celle des Buddhas (11). Quand on n’ajoute pas de déterminatif, il s’agit naturellement de la Bodhi suprême, celle des Buddhas. Chacune des trois Bodhis- assure le Nirvana à quiconque la possède.
Bodhikarakâ dharma, « lois qui font la Bodhi » expliquées au futur Çâkyamuni, par Brahma (12), Gandana (13), Gandra (14), Xemankara (19), Pûrna (20).
Bodhisattva, « futur Buddha » ; tous ceux qui deviendront Buddhas sont d’ores et déjà Bodhisattvas. Toutefois ce titre, dans notre recueil, n’est donné qu’à Çâkyamuni (passim, surtout dans la 4“ décade) et à Maitreya (97).
Brahmacarya, « pureté, chasteté, abstention de relations sexuelles », vertu principale, qui résume toutes les vertus des membres de la Confrérie du Buddha (très fréquemment cité).
AVADÂNA-ÇATAKA , INDEX II
Brahmacaryanivàsa, « habitation dans la pureté »; pratique constante de brahmacarya (en général sous Kâcyapa) par ceux qui deviennent Arhats sous Gàkyamuni (passim).
Duddlia, « éclairé, intelligent », celui qui possède la Bodhi suprême.
Buddha-Dharma-Sangha, le Buddha, la Loi, la Confrérie, le triratna ou ralnatrayam « les trois joyaux» ; cités ensemble (0, 10, 11, 14, 53, 57, 91).
Çaitliilyam{Çixà-), « mollesse (dans l’étude) », punie par une naissance de perroquet (5G), d’oie (OO), de Nâga (30), par l’expulsion et le surnom de « immoral » (47).
Caïïya*, monument en l’honneur du Buddha, équivalent de stûpa(RR, 04) et néanmoins différent.
Çaixù, « les gens instruits » (100).
Çaixdçaixâs, (bhixus), instruits et non instruits (47, 74, 78).
Cakra, « roue, disque, couronne»; offrande d’unCakra en or (3) ; arme avec laquelle Ajâtaçatru tue Grimatî (54).
Cahravartin, monarque universel doué des mêmes signes physiques que le Buddha 88, 89); ont été jadis Gakravartins : Kapphina (RR, 88), Râstrapâla (RR, 00), Sumanà (82).
Çamatha, « le calme », pratiqué par Sthavira, étroitement uni à la Vipaçyanà « vue large ou distincte » (92).
Candcila, homme de la dernière condition et la plus méprisée (80, 89).
Çarana-gamana, « action d’aller dans le refuge », auprès des trois joyaux ; on y ajoute quelquefois le cixapâda « la base de l’enseignement », c’est à-dire l’adoption des cinq préceptes moraux, — • les deux choses constituant la profession de foi des Upâsakas du Buddha (0, 51, 52).
Castra, « livre », les Çàstras lus par Somà (74), par Dirghanakha (99); Çàstra (Nui-)* traité de morale (RR, 33).
Caturdiça-hhixu-sangha, « Confrérie des bhixus des quatre régions», expression qui se présente deux fois (46, 88), et dont j’ignore la valeur.
Calurvania-viçuddhi, « pureté (relative) des quatre castes»; l’enseignement du Buddha n’en tient pas compte (89).
Catus-satya, « les quatre vérités », enseignement fondamental de Gàkyamuni. Satya seul a le même sens. (Voir drstasaiya).
Chandakabhixaiiam, « aumônes intentionnelles, volontaires » ; dons demandés pour quelqu’un ou pour un objet déterminé (40, 55, 77).
Cittaprnsûdajâtajananî, « mère née des bonnes dispositions de l’esprit », science {vidya) ou procédé magique de Gàkyamuni, ainsi nommé (97).
Çixapadamow Çixàpadàni [panca-), « les cinq bases de l’enseignement», ce qu’on appelle ordinairement pxncaçüam (5 moralités) ; — quelquefois joint étroitement à Garanagamana.
Çraddhà, « la foi », Çraddliûsampad « perfection de la foi » (98).
Çramana, ascète, moine bouddhiste, cité le premier parmi les mendiants.
Çràvaka-Çrcivikâ , « auditeur-auditrice » (du Buddha ). Les principaux disciples
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
sont appelés fJvJuaAa (grands auditeurs). La Bodhi inférieure est appelée Bodlii
des Çrâvakas; ce qui ne veut pas dire que tous les Grâvakas la possèdent.
Çrexthi, « notable ». Classe à laquelle appartiennent un grand nombre de héros do nos récits. Ces Çrestbis sont les Optimales, la partie riche et éclairé delà .T caste (celle des Yaiçyas), ce que l’on pourrait appeler l’aristocratie bourgeoise de l’Inde. — Le tibétain traduit : chef de marchands, grand négociant.
Dahara-sûtra, « sûtra de l’enfant », instrument de la conversion de Prasenajit (7).
Dana, « don », la première des six Pâramitâs (31-.34, .38, 45, .55, et ailleurs) préconisé par Suprivcâ (72); désigne les plus petites offrandes de même que les plus grands sacrifices.
Danapati, « seigneur du don ou de la libéralité », tout personnage riche, qui fait des largesses au Buddha et à sa Confrérie, leur offrant l’hospitalité, les nourrissant, les vêtant, leur construisant des vihfiras, etc., etc. (45, 47, 50).
Daurgandhyam, « mauvaise odeur », punition de paroles outrageantes (47, 50, 05).
Daxina, « salutation à droite » (59, 04). On dit aussi pradaxina.
Daorinii. Dans le Brahmanisme, « honoraires du prêtre qui a fait le sacrifice » ; dans le Bouddhisme, qui n’admet pas le sacrifice, don aux bhixus, fait au nom et pour le bénéfice d’une personne déterminée (le donateur lui-même ou tout autre), ou en vue d’un but à atteindre; ainsi, pour cinq cents prêtas par leurs parents (45); pour la mère d’Uttara par sa famille ( 40); pour un prêta par des donateurs non désignés (48) ; pour un serpent par Bimbisàra (51) ; pour Supriyfi par Anâthapindada (72), — ce terme peut être considéré comme synonyme de Chandaha-bhixanam', je ne l’ai pas toujours rendu de la même manière ; la meilleure traduction me paraîtrait devoir être : « don attributif».
Daxinù-deçanâ, «désignation ou attribution de la daxina -, c’est-à-dire désignation de la personne qui doit en profiter ou du but qu’on se propose d’atteindre par le don ; j’ai traduit, d’une manière assez peu exacte par : « manifestation de don intentionnel »,
« leçon sur le don » (45, 40, 48, pages 177, 180, 180).
Daxinîya, « digne d’un don », d’une offrande, d’une daxinà.
Devakula, « temple des dieux », à propos de Nàrâyana (25).
Dharma, la Loi, la (bonne) Loi, la Loi du Buddha, le 2'’ joyau.
Dharmasangiti, « assemblée pour la Loi » (lÛO).
Dharrnashandhaa élément de la Loi »; « Ananda en savait quatre-vingt mille », les autres bhixus, 20.000.
Dharmavinaya, « la Loi et la Discipline », la doctrine et la règle do conduite, les deux parties formant l’ensemble de l'enseignement du Buddha (24, [80, 07).
Dharmâ, les lois (ou conditions de l’existence); ne sont pas le « moi » (52, 58).
Dhâtu « élément », mot compréhensif et vague; partie de la nature morale des êtres et sans doute aussi de leur nature physique ; — désordre des Dhàlus cause de maladie (.31); délivrance par les trois dhâlu, savoir : prahâna, — viràga, — nirodhadhâlu (02).
Dhâtu-kauçalam, science (ou théorie) des Dhâtus (50, 74, 78, 80, 02, 9.3).
Dkyâna, « méditation, extase », la 5“ des Pâramitâs, comprend quatre degrés. On peut s’y livrer en paix à Jetavana (.38), et sur le Meru; eeitains disciples du Buddha
AVAUÂNA- GATAKA, INDEX II 481
s’yabsorbent sur cette montagne (01) ; Dhyâna de Lekuncika remplaçant le repas manqué (04).
Dvstasatya, « qui a vu la vérité ou les quatre vérités » (passim).
Dvigunâ, àewa classes»; 1“ instruits (paz^rn); 2® gens simples enclins à la vertu {'p'ythagjanakalyânaJiâ (100).
Dyutakara , ioneuv qui honore le stûpa de Kâcyapa (83).
Gandhahulî, « chambre parfumée », pièce réservée au Buddha (77, 83, 04).
Gandhastûpa, « stûpa de parfums », stûpa sans reliques (13).
Gàndhikâpanam, « boutique de parfumeur » 2® métier de Maitrakanyaka (36).
Gatidvayam, « double voie », désirée de tous (divinité, humanité?) (41).
• Gatitrayam, « triple voie », non désirable (animalité, damnation, état de Prêta (41). — Nota. Le gatidvayam et le gatitrayam réunis doivent former ce qu’on appelle Pancagati (voir Annales du Musée Ouimée, tome V, pages 514-528).
Goçirsa, sandal de qualité supérieure; palais (12), bassin (10) en goeîrsa.
Gbstliika, membre d’une société ou d’une assemblée en fête (17, 30, 08, 80).
Guru, « précepteur », assimilé aux parents (sûtra 111); punition de ceux qui leur ont manqué d’égards (58, 02, 05).
Hairaniha, « orfèvre », troisième profession de Maitrakanyaka (30).
Hamsa^ a. oie, cygne » : Hamsaraja, « le roi des cygnes » ; on fait quelquefois du Hamsa, une sorte d’oiseau fabuleux. Cinq cents oies (00); Arhat et Pratyekabuddlias s’élevant en l’air comme le « roi des cygnes » (76, 70, 80, 80, 00).
Indryam, indryâni, « sens, les sens » ; indriyânam udhhrantatvam, « l’agitation, le trouble des sens » fatal à Subhûti (01).
Indriyaparipâka, « maturation des sens » ; travail intérieur qui a pour effet de les émousser (77, 81, 80, 88, 92). Dans 88, ce terme est précédé de asarana, que je ne m’explique pas bien, à moins que ce mot, non rendu en tibétain n’expi’imele quasi-anéantissement, la complète inactivité des sens.
Indriya-sampad, « perfection des sens », sens complets (98).
Irsyâ « jalousie » d’une femme stérile ; son crime et sa punition (49).
Itihâsa, « légendes, citations », 5® partie de l’enseignement brahmanique (74) ; le mot sâœaraprabheda, qui précède ce terme semble être en rapport avec lui, de sorte qu’on devrait traduire « les itiluisas avec la distinction des syllabes » ; mais le tibétain fait deux classes d’ouvrages distincts.
Jâgarikayoga, « application de veille », méditation ou occupation des bhixus pendant les deux crépuscules, matin et soir (48, 52-50, 00).
bain réparateur offert à un Arhat (50); à la Confrérie (100). Sens incertain, orthographe variable.
Jinavalkalavâsî, « vêtu de peau de gazelle et d’écorce d’arbre » (37, 75, 91).
Jitùri, « vainqueur de l’ennemi », le Buddha.
Jndna-darçanam, « vue delà connaissance ». Les Buddhas l’ont constamment; les Pratyekabuddlias et les Achats ne l’ont qu’à la condition d’être dans un état d’esprit particulier (41); appliqué sans succès par Maudgalyâyana (45).
Ann. g. — XIX
AJNXALES DU MUSEE GUIMET
Kaitabha, « science brillante (?) », voir Sannigantha...
Kalpa, immense période comprenant des millions d’années; il j en a plusieurs d’inégale durée : les kalpas, les antarakalpas, les asankhyeyakalpas. Vipacvî a paru dans le 91' Kalpa; Lekuncika (94) a passé un kalpa et même deux (RR) dans l’Avîci; Çàkvamuni a eu le mérite de franchir d’un seul bond neuf Kalpas (97); c’est après vingt et un Kalpas que Daçaçiras a obtenu la Pratyekabodhi (24) ; l’âge présent qui commence avec Krakucchanda est le Rhadrakalpa (Kalpa fortuné); Nirmala sera Pratyekabuddha après treize Kalpas (29) ; Padmottara (22) et Gakrottara (23) après 15 kalpas. Les Valgusvaras obtiendront- la Pratyekabodhi aprts vingt Antarakalpas (30); il y a un Antarakalpa désolé parla famine (.32, 72), C’est au bout de trois Asankhyeya- Kalpas que les futurs Buddha obtiendront la dignité promise (1-10, 20). — Vingt Antarak... font un Asankhyeyak... et quatre Asankhyeyak un Mahâkalpa : mais les évaluations varient, et la longueur du Kalpa dans notre recueil n’est nullement indiquée.
Kalyûna-mitra, « ami vertueux, ami de vertu », guide, qui est le Buddha lui-même (58, Sûtra 111) ; par extension, une personne capable de le remplacer ou de le représenter.
Kûrû, « hommages » rendus aux Buddhas, Pratyekabuddhas, Çrâvakas (conclusion de (32-38, 40); au stûpa de Vipacyî (Gl).
Karma, « l’acte moral et la fatalité qui en résulte (30) ; il faut mettre une limite aux chemins du Karma (91) ; force du Karma (94) ; Karmavâyu, « le vent du Karma », agite les éléments du monde (45).
Kathinacîvarani, « manteau pour les moines », 72, 73.
Kauçalam, «habilité, science, théorie », T". Ayatana, dhâta, pratîtyasamatpâda, skandha, sthâna.
Kauçidyam, « la paresse» blâmée et corrigée (3).
Keçanakhastûpa , « stûpa d’ongles et de cheveux », monument élevé à iin Buddha de son vivant et renfermant de ses reliques, rognures d’ongles et cheveux ; tels sont ceux de Vipaçyi (82); de Krakucchanda (87), de Çâkyamuni (44), de Kâçyapa (21).
Kesari, « romain, césarien » (?); nom d’un ordre de bataille (10).
Kleça ei Kleçâ (pluriel) « le mal moral »; les épines du Kleça, couvrent la terre (52); renoncer, ne pas renoncer aux Kleças (91, 92, 100).
Kriyukâra « règlement » (94).
Krpana, « misérable », digne d’aumônes.
Krtapunya, « qui a fait des actes méritoires », voir agrà.
Kuçalapaxa, « le coté, le parti de la vertu » ; exhortation à le bien garder (92, 95).
Kutukuneika, synonyme de mdtsarî « ladre » (42).
Laukikam citlani, « pensée mondaine ». souhait de Çâkyamuni immédiatement réalisé par Çakra (12, 13, 17, 80). (Voir l’explication 12 RR, ii).
Lokapunya, « mérite mondain » nombreux sont ceux qui désirent de tels mérites (IG). Ce sont plutôt des démérites, bouddhiquement parlant.
Mahâkarunâ, a grande compassion (34).
Mahânagna, (« grand- nu » ou d’après le tibétain « pourvu d’un grand signe»).
AVADÂNA-ÇATAKA, INDEX II
« athlète », qualificatif de Kapphina (88) ; mahûnagnahala « qui a la force d’un athlète » (88) Ces termes indiquent la force. (Burnouf traduit ce mot par « géant nu (Intr. à Vhist. du Bud. ind., réimp., p. 323).
Mahendt'avarsa, pluie du grand Indra ou grande pluie d’Indra, bonne pluie (37).
Maitrî « amour » (pour tous les êtres), enseignée à Vadrika par Çâkyamuni (G) ; aux Nâgas par Subhûti (91); pratiquée par Kâçisundarî (71); par Çivi dont elle grandit les yeux (34); rayons d’amour mûris par Çâkyamuni pendant mille kalpas (30, 51, 80,81). Maitracittam indentique à Maitrî « esprit d’amour » de Dharmapâla (33, RR 33).
Maniratna, « joyaux de pierrerie », à la gorge de Suprabhâ (71),
Mantra, paroles magiques de guérison (96).
Mantrâ brâhmanakâ, sentences brahmaniques (74).
Mâtanga, homme méprisable qui hante les cimetières (98) synonyme de Candâla,
Mâisari, mâlsarini « avare, ladre des deux sexes, atteints du mâtsaryam.
Mdtsaryam, « avarice, ladrerie, refus de donner, égoïsme » ; généralement puni par la renaissance chez les Prêtas (41, 42-48, 50), même quand le vice s’applique au bien d’autrui (41); par la pauvreté (78) ; par une renaissance de serpent (51); par la difficulté de trouver à manger (94) ; la ladrerie à l’égard de la loi (dharma-mâtsaryam) punie par la difficulté d’apprendre (92) ; à ce cas s’applique peut-être la condition de Prêt! de l’aveugle de naissance, le retranchement des dons étant puni par les morsures d'animaux (47); égo'isme de Lekuncika (94).
Mâyurî dhâranî* « Dhâranî du paon » que Dharmapâla se rappelle en mourant (RR. 33).
Mrsavâda, « mensonge, faux serment » puni (49).
Nâharatâ, privation d’aliments entraînant la mort volontaire d’un serpent (51) ; d’un buffle (58); d’un Nâga (59).
Naimittikâ « devins » (29, 38, 85).
Nai^lMkam jnânam, « connaissance dernière ». Jàmbâla n’avait pas cherché à l’atteindre sous Krakucch.anda (50); Somâ n’avait pu l’atteindre sous Kâçyapa (74).
Naityakasamuccheda, « interruption de la continuité (des dons) »; punie (47).
Nirodha, « obstruction, empêchement, suppression » nom de la 3“ vérité (sûtra V).
Nirodhadhâtu, « élément de l’obstruction. » Consiste dans l’obstruction, la suppression de Sanskâras (92).
Nirodhasamâdhi, « extase qui produit l’obstruction ou qui en est le résultat » (98).
Nirodhasamâjpatti « le calme profond de l’obstruction » (94); équivalent de Alaya (97).
Nù'vâna, le contraire, et, par conséquent, la fin du Samsara. — Ses qualités (gunù) opposées aux défauts (dosa) du Samsara (37, 48...) est le calme (52, 58), la fin dernière (31, 40, 75, 81). Nirvana de divers (13, 40, 47, 61-71, 83, 88, 90, 94, 100). — Le Nirvâna, assuré par l’acquisition de la Bodhi, préexiste à l’exhalation du dernier soupir, par laquelle il se consomme et devient le Parinirvâna (Nirvâna complet). — Nirvanayatna « effort pour le Nirvâna (52 conclusion),
Nirvtdi, « cessation » synonyme de Nirvâna (21, 24).
ANNALES DU MUSEE GUIMET
Xispio'usa, « non-homme » : femme, peut -être eunuque (67).
Okharüiatvam. a Commerce intérieur, non maritime »: première profession de Maitrakanvaka (36).
Paçccit-çramana « Çramana à la suite ». Çramaiia jeune ou nouveau attaché à la personne d’un plus âgé (82, 93).
Pancapaurmeyam. Voir Pauruxeyam.
Paiïcatapâs, « qui s’expose à une chaleur quintuple », 4 feux allumés et le soleil en plus; le père de Gaudra (53).
Pcinigraha, « prise de main » des deux époux, partie essentielle de la cérémonie du mariage; empêchée (72).
Pdrarnitù, les 6 vertus ou perfections dont la pratique parfaite précède l’acquisition delà Bodhi: 1, dâna (don); 2,çüa (moralité); 3, avmif (patience) ; 4, vîrya (énergie); 5, dhyâna (extase); 6, prajùâ (science); énumérées (34, p. 125, 1. 4 et avec emphase, 38, p. 144, 1. 14-19). — On ajoute 4 vertus supplémentaires ; ce qui porte le total à 10.
Parisad, « assemblée » de sectateurs du Buddha ; il y en a quatre, 2 d’hommes (bhixus et upâsakas), 2 de femmes (bhixunîs et iipûsikas) ou, si l’on aime mieux, 2 de moines (bhixus et bhixunîs), 2 de laïques (Upùsakas et Upâsikas).
Pariskâra, « ustensiles, ornements ». Ce dont un moine bouddhiste a besoin; ils sont au nombre de 6 (84), énumérés plusieurs fois (12, 14, 72, 93) et dans la phrase initiale de chaque récit. Ce sont: 1, manteau (çîvara); 2, aliments (piandpùta) ; 3, lit (çayana)\ 4, siège (dsanaj-, 5, rafraîchissement (ylânapratyaya); 6, remède (bhaaisjya).
Parivrâjaka, savant errant et mendiant, en quête de nourriture et de bonne doctrine. Les parivrâjakas sont comptés parmi ceux qui ont droit aux aumônes (6). Subhadra (40), Dîrghanakha (99) appartenaient à cette classe.
Patra, « vase à aumônes ». noir comme une abeille bhramara (94).
Pauruseyam (pahea-), « l'équipage d’un navire en cinq parties » (36, 81). Le texte sanskrit donne seulement quatre termes : 1, ûhùra (pompier ou cuisinier?); 2, Nâvika (rameur); 3, Kaivarla (pêcheur); 4, Karnadhàra (pilote). — La traduction tibétaine donne bien cinq termes; mais le sens n’en est pas toujours facile à déterminer et l’orthographe de plusieurs est incertaine.
Pindapâtikas, mendiants de nourriture (42).
Pradaxbia. Voir daxiiia.
Prahûnadhatu, « .élément de l’abandon » l’abandon des Sanskàras (92).
Prajnû «science» la sixième des Pàramitâs. — Prajnâvati, Xemîi (79). Voir agrâ.
Pranidhâna et Pranidhi, « vœu, souhait » pour la Bodhi, la Pratyekabodhi ou l’état d’Arhat; (Iq Pranidhûna est une des Pùramità supplémentaires dans l’énumération qui en compte dix).
Prasâda, « dispositions favorables, joyeuses », mot qui revient très fréquemment, rendu en tibétain tantôt par dad « foi », tantôt dga « joie ».
Pratibhâ, « intelligence » équivalent de Prajnà, qualité distinctive de Xemâ (79).
Prâlihârya, « prodige » (15, 21, 50, etc.).
AVADÂNA-ÇATAKA, INDEX II 485
Pratijnà. promesse, engagement (mutuel ou envers soi-même) — ; de Çàriputra et de Maudgaljâna (41).
Prâtimoxa-sûtra, liste des fautes que l’on peut commettre ; elle se lit dans les assemblées de la Confrérie : dite par Çâkyamuni et répétée par Somâ (74). — Il y a un Prâtimoxa pour les Bhixus et un pour les Bhixunîs.
Pratisamlayana, « absorption, extase, sommeil profond et particulier », de Çàkyamuni (35, 41-44, 47, 49, 60, 78, 82, 99).
Pratisamvicl, « connaissance distincte », en quoi excellait Dîrghanakba (99).
Pratîtyasamutpùda, « l’enchaînement des causes et effets connexes », la série des 12 causes et effets communément appelés les 12Midâna (Sutrâ Y). Pratîyasamutpâdakauçala, science ou théorie de cet enchaînement (74, 78-80, 92, 93).
Pratyekabodhi, Bodhi pour soi-même; Bodhi du 2® degré ou des Pratyekabuddhas, inférieure à celle des Buddhas. — En partant du degré inférieur, la Pratyekabodhi est le 5® degré de la perfection.
Pravrajya, initiation, entrée dans la Confrérie; proprement l’acte d’abandonner sa maison et sa famille pour n’avoir ni maison, ni famille.
Prthagjana, «homme du commun » par opposition à Arya : — non-bouddhiste et même homme vicieux (40, 50, d2,Q2,)\ yrthagjanakalyânakû « gens simples enclins à la vertu » opposés aux savants (çaixd) (100).
PCijà, culte rendu au Buddha.
Punya, « pur, méritoire ». Punya-kùma, « désireux de mérites » (34). Punyatîrtha « étang de mérites religieux » (38).
Purohita, brahmane faisant fonction de prêtre domestique : ses actes pour la célébration du mariage de Xemâ interrompus (79).
Râjarnalla, lutteur du roi (70).
Raxâvaranagupti, « protection, abri, cachette »; cherchée dans l’enseignement de Bhagavat par les Devas et autres génies (17).
Riddhi, « puissance surnaturelle » (94).
Riddhipâdaratha : char de la puissance surnaturelle (52).
Rûpa, « forme »; le premier des cinq Skandhas, «le corps» (Burnouf, Csoma), « ce qui subit l’action du froid, du chaud, de la faim, de la soif, etc. » (Sarayutta-nikâya RR, 95) n’est pas le « moi » (96).
Rïsi, « ermite » ; leur genre de vie décrit (37, 75, 81); le rsi de 75 et 81 est le futur Çâkyamuni. — Subhûti avait commencé par être élevé parmi eux (91). — Les 12.000 rsis de Rïsipatana (59).
Sakvdâgâmî, « qui reviendra une fois dans ce monde », 2'= degré de la perfection bouddhique (11-14, 75); c’est celui dont il est le moins souvent question; aucun personnage n’est spécialement cité comme y arrivant.
Samâdhi, « extase, contemplation » ; pratiqué par le précepteur de Hastaka(93); aboutit au Xirodhasamâpatti (98); souvent confondu avec le Dhyânaplus spécial.
Sâmagrî, réunion de la Confrérie (50).
Samdpatti, acquisition de l’égalité d’esprit (94).
ANNALES DU MUSEE (îUIMET
Sammarjana, le balayage; ses cinq avantages (37); balayage de Jetavana (37); du Stûpa de Vipaçyi (63); de la chambre parfumée du Buddha (04).
^ayhsâra, la transmigration, le va-et-vient, le roulement de l’existence; la série des existences successives. — Ses défauts (dosa) opposés aux qualités du Nirvana (37, 47, 48,84,95, 98); n’est que douleur (95) ; le cercle de Samsâra a cinq noeuds (02-06). Bonheur dans le Sams<âra (11, 19, 14-16; 18-20).
Samskârû, « les composés » le 4® Skandha, toujours au pluriel; « les concepts » ( Burnouf) ;« composition ou notion» (Gsoma); se combine avec les autres Skandhas (Samyutta Nikâya, RR, 06) ; ils ne sont pas le moi (96) ; ils sont impermanents (52 58).
Sa)7iskârâ ‘punyamayâ, « Sainskârâs faits de mérites religieux »(34); ceux-là doivent être recherchés autant que les autres doivent être repoussés.
Sangha, la confrérie du Buddha, le .3“ joyau. — Sanghasthavira « le vieux, le président d’âge de la Confrérie » (83, 02).
Sanjnû, « connaissanee complexe », le 3® skandha; «l’idée » (Burnouf); « représentation ou conscience » (Gsoma); perception des couleurs (Samyutta-nikayâ, RR, 96); n’est pas le moi (96); — Signifie « connaissance » dans l’expression : reprendre connaissance ( 13).
Sannighan/a, « avec vocabulaire » nom d’un traité ou d’une elasse de traités brahmaniques, uni au mot Kaitabha dans la liste des ouvrages que eonnaissait le père de Somâ (74).
Sanlali, » décision résolution » (?) de Gâkyamuni non encore mûre, de Maitreya complètement mûre (97); de Gangika (08); de Sundara (100) complètement mûre. Ge terme parait désigner le caractère qu’on se fait à soi-même, distinct de celui qu’on tient de la nature.
Saptatrimçabodhipaxyadhannâ, « lois des 37 ailes de la Bodhi » acquises par les Pratyekabuddhas Gandana et Daçaciras (21, 24); trouvées gravées sur une feuille d’or qui est remise aux 12000 rsis de Rïsipatana (59); apprises par un Gresthi qui devient Aihat (96),
SârÜiâvâha, « marchand » (6, 11, 23, 24, 36, 66, 77, 80, 81, 85, 86, 88).
Sâxâraprabheda, « avec distinction des syllabes » terme qui sert de qualificatif au mot Itihâsa (74).
Siddhapurusa, « homme à succès, privilégié, saint, devin, magicien », Jâmbâla, jugé tel par Pûrana-Kâçyapa à cause de son goût pour les ordures (50).
Skandha, « aggrégat », nom générique des cinq éléments de la personnalité appelés pancaskandha o\i panca-upâdâna-skandhâ , qui sont : 1“ rûpa. 2° vedanci, sarijnâ, 4° samskârâ, 5® vijnâna. — Skandha-kauçalam « théorie en doctrine des Skandhas. »
Srota-cipatti « entrée dans le courant. » Premier degré (inférieur) de la perfection ; gens qui y arrivent en masse (11-15, 17); un marinier (27) y arrive ainsi que le père de Gandra (52) et tous ceux qui, devenus dieux, viennent rendre visite au Buddha; tous les Arhats, à une exception près, atteignent ce degré préalablement à celui d’Arhat. On appelle srota-âpanna celui qui atteint le degré de Srota-âpatti.
Sthana,a lieu, condition »; les 6 conditions de la manifestation de prodiges (70);
AVADÀNA-ÇATAKA , INDEX II
Sihânùsthâna « lieu et non-lieu »; science ou théorie (kauçalam) du lieu et du nonlieu 50, 74, 78, 80, 92, 93.)
Sthavira, « vieux » titre des plus anciens (passim) ; Saiighasthavira (voir
Sangha). La forme pâlie est thero.
Stûpa, monument de forme conique ou pyramidale élevé à la mémoire d’un Buddha (ou d’un Pratyekabuddlia). — 11 y en a trois espèces : 1“ Gandhastûpa^^l^ Keçanakhaslûpa, 3” Stûpa funéraire, qui renferme les restes du personnage décédé (19, 21, 24, Gl-71, 83, 88-90. Ce Stûpa est appelé ordinairement Bhâtu-stûpa ; mais cette expression ne se rencontre pas dans l’Avadàna-Gataka qui dit seulement ; c’est, en effet,
le Stûpa par excellence.
discours dogmatique du Buddha. — Sûtras reproduit : Ami vertueux 1. Don II. Piété filiale III. Proclamations de supériorité IV. Nidâna, paresse et énergie V. — Sûtras cités: Dahara-sûtra (7). Prâtimoxa (74). Sûtras indiqués : Maitrî (G), blâme de la paresse et éloge de l’activité (3); apaisement de la haine (9).
Sûtrânta, « fin du Sûtra » distribué par Kacangalâ (7); Sûtrânta de Ràsthrapâla (RR, 90) et de Dirghanaklia (RR, 99). Il est souvent difficile de dire ce qui distingue un Sûtrânta d’un Sûtra. Le tibétain traduit par Mdo sde « Section du Sûtra ».
Svayamvara, mariage au concours où l’épousée elle-même choisit parmi les concurrents celui qu’elle préfère (71-76).
Tejodâthu, « élément de la lumière » atteint par Prabodhana (17), par Çâkyamuni (97).
l'ripitaka, « la triple corbeille », le corps complet des écritures bouddhiques lu par Tripita au temps de Kâçyapa (8).
Udanam, « parole d’éloge ou de satisfaction » , qui peut avoir un certain développement ou se réduire à une exclamation. — Outre VUdâna qui revient toujours dans les mêmes termes (p. 13), nous avons les Udânas plus originaux de Bhadrika (89) de Kapphina (RR, 88), d’AJâtaçatru sur Gangika (98). L’exclamation de Prasenajit à la fin de 57 est un véritable udâna.
Upâdhiyoyikci, directrice spirituelle (79).
né d’une façon merveilleuse (21, 24, .59, 86);les héros de 21, 24, naissent d’un lotus; le genre de naissance des autres n’est pas expliqué.
Upâsaka-Upasikà, adhérent, adhérente laïque du Buddlia (passim); les Tirtliikas ont aussi leurs Upâsakas (7, 9.).
Upavâsa,i&nï\e à 8 parties ; — bien observé par l’un, mal observé par l’autre; — prescriptions de rUpavâsa inscrites sur une feuille d’or (69).
Vâgduçcarita, «mauvaise conduite en paroles » puni (45, 46, 9, 49, 50, 92-93, 95).
Vairapraçama, « apaisement de la haine » recommandé et prêché (9, 10).
Vanij, « marchand » (13, 81, 86, 02, 100) inférieur à SârthavCiha. — On lit aussi BaniJ.
Vanîya et Vanîyaka, « mendiant », digne d’assistance (pa^ssim),
Veda, observé dans le sacrifice des Brahmanes (15); bien connu de Çâkyamuni dans ses existences passées (18) ; les trois Vedas possédés par le père de Somà (74).
ANNALES DU MUSEE GUIMET
Vedanâ, « sensation », le 2*^ Skandlia; « sensation » (Burnouf) « perception » (Gsoma) : impression douloureuse, — ou agréable, — ou bien sans plaisir ni peine; n’est pas le moi (06) ; est produite par le toucher (09).
Vedanga, « membre du Veda »; commentaires possédés par Çâkyamuni dans scs anciennes existences (18).
Viçexa, « distinction, excellence »: acquis par beaucoup d’êtres à la suite des prédications (le Çâriputra et de Maudgalyâyana (41) ; ambitionné par des gardiens de buffles qui deviennent des Arhats (58); l’état décoléré empêche Subhûti d’y arriver (01): le neveu de Kâçyapa craint de ne pouvoir y atteindre (40).
Ttpe-ya (maliân-), <( grande distinction, excellence » reçue par beaucoup d’êtres à la suite des prédictions de Kfiçi-sundàra (76), de celles du Buddha (45, 02). — Nota. Il n’y a pas de différence appréciable entre le Yiçesa et le Mahân-viçesa, et il est bien difficile de dire en quoi consiste cette « excellence »; d’après 40, 58 et même 01, on serait tenté de l’égaler au degré d’Arhat ; les autres passages semblent en faire un degré bien inférieur, mais très indéterminé.
Vidyâ, (( science », parole magique (07).
J7//àra, résidence du Buddha et de ses moines, monastère. — Construction d’un vihâra, offert par un ancien roi (Çâkyamuni) à Indradamana (15), par un marchand aux bhixus de Vipaçyî (88), par un maître de maisoji de Çobhâvati à Krakucchanda (50), par la fille d’un roi à Kanakamuni (76).
Vijyuinam, « connaissance distincte», le Skandha « connaissance » (Burnouf et Gsoma); perception des saveurs (Sanyutta-nikâya) (RR, 06); n’est pas le moi (06).
Vimoxa, « délivrance » (04); les huit délivrances (82), non énumérées.
Vinâ, instrument de musique; Vînù céleste apportée du ciel à Çâkyamuni (17).
Mniçcaya, détermination de points difficiles par Somâ discutant avec les tîrthikas (1 k) .
Vipaçyanâ , « vue large » ou plutôt « vue nette, précise »; qualité d’esprit ou méthode associée au Çamatha (92). 11 existe des traités sur le Çamathavipaçyanà.
Vipratis(Wa, <( repentir » d’Ajâtaçatru (16); d’un batelier (27), de Jâmbâla (50), de Yirùpâ (50), de Hastaka (93), de Yirûpa (97), de Lekuncika (94, douteux). Le terme anuçaya qui se présente dans une phrase souvent répétée a aussi le sens de « repentir » ; je ne l’ai cependant pas traduit toujours par ce mot; il peut désigner vaguement le regret des attachements mondains, mais non pas, comme vipratisâra, un retour complet, le repentir d’un acte déterminé et punissable.
Virâga, « absence d’attachement ». Virâgadhdtu « élément de l’absence d’attachement » pour les Saihskâras (02).
Virya, « énergie, héroïsme » la 4'^pârâmitâ; prêché par Çâkyamuni à Nanda (3).
Vrata, « vœu »; vœu de Padmaka composé de 8 parties qu’on n’indique pas (31). — Vraiapradeçà (panca-) « les cinq terrains du vœu » où fut établie Kuvalayâ : on ne les désigne pas (75) ; — distinct de pranidhûna qui est un « souhait ».
Vyâharaiiam. Prédiction delà Bodhi (1-10; 20) de la Pratyekabodhi (17; 22-23; 24-30). Quoique la chose se répète souvent le mot lui-même ne se rencontre pas : il est représenté par le verbe correspondant vyâkartuiTi.
AVADÀNA-ÇATAKA, INDEX III
yyàharanam(aindram-) nom d’un livre, « Grammaire d’Indra » (99). Yàcaka, « mendiant » digne d’assistance (/jassmj.
Yajnavàfa, « l’enceinte, l’aire du sacrifice » (brahmanique) (1;*15; 34). Yaxabali, offrande aux Taxas (99)