‹ Avadâna-C̦atakaChapitre 41 sur 167 · IV. r’BÉOUENT ATION d’uNAMI VERTUEUX · texte numérisé non relu

IV. r’BÉOUENT ATION d’uNAMI VERTUEUX

Voici, Bliixiis, ce que vous avez à apprendre : Nous vivrons avec des amis vertueux, des compagnons vertueux, (des hommes) liés à la vertu ; nous ne vivrons pas avec des amis vicieux, des compagnons vicieux, (des hommes) liés au vice. Voilà, Bhixus, ce qu’il vous faut apprendre.

Alors rAyusmat iVnanda parla ainsi à Bhagavat : Vénérable, quand je me trouvais ici seul, dans la retraite, rentré en moi-même, assis dans un calme parfait, un jugement complet de l’intelligence s’est formé dans mon esprit, tel que celui ci : C’est la moitié de la pureté (brahmacarya) qu’une amitié vertueuse, une société vertueuse, une liaison vertueuse ; il en est tout autrement d’une amitié vicieuse, d’une société vicieuse, d’une liaison vicieuse.

Bhagavat reprit : Ne parle pas ainsi, Ànanda ! Ne dis pas : C’est la moitié de la pureté qu’une amitié vertueuse, etc. — Pourquoi cela ? diras-tu ? — C’est que, Ananda, une amitié vertueuse, une société vertueuse, une liaison vertueuse, c’est la pureté tout entière, absolue, accomplie, parfaitement pure, parfaitement sainte; il en est tout autrement d’une amitié vicieuse, d’une société vicieuse, d’une liaison ^■iciouso.

Pourquoi cela ? diras tu.

C’est que, Ananda, en venant à moi (qui suis) l'ami vertueux (|)ar excel lence), tous les êtres soumis à la loi de la renaissance sont entièrement délivrés de la loi de la renaissance, et les êtres soumis à la loi de la vieillesse, de la maladie, de la mort, do la douleur, de la lamentation, de la souffrance, du

1 Ce sûtra est unique, c’esl-à- lire qu'il se trouve une seule fois dans nos textes; le récit 36 qui débiite< par ce sûtra se termine par une exhortation sur le même sujet qui pourrait parfaitement être considérée comme un sàtra ; mais il n'est pas qualifié tel, et nous ne l'isolons pas du texte dont il fait partie.

A VADAN A-GAT AKA

déplaisir, du trouble, sont entièrement délivrés de la loi de la vieillesse, delà mort, de la douleur, de la lamentation, de la souffrance, du déplaisir, du trouble.

En conséquence, Ânanda, tu dois bien savoir ceci, point par point, à savoir que l’amitié vertueuse, la société vertueuse, la liaison vertueuse est la pureté tout entière, absolue, accomplie, pure, parfaitement sainte; il en est tout autrement de l’amitié vicieuse, de la société vicieuse, de la liaison vicieuse.

Voilà, Biiixus, ce qu’il vous faut apprendre ^

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