‹ Avadâna-C̦atakaChapitre 44 sur 167 · YAÇOMATÎ · texte numérisé non relu

YAÇOMATÎ

— Glorieuse ou illustre —

Le bienheureux Buddlia (1)..., étant entré à Vaiçâlî, résidait sur le bord de l’étang* du Singe, dans une salle de la Maison à étages.

Or Bhagavat s’étant habillé de bon matin, ayant pris son vase et son manteau, suivi de l’assemblée de ses Bbixus, entra dans Vaiçâlî pour mendier. Après avoir ainsi marché pendant un certain temps dans Vaiçâlî pour mendier, il arriva au lieu où était la demeure du général Simha (Lion ou Lelion) ; quand il y fut arrivé, il s’assit sur un siège bien préparé.

Or le général Simha avait une belle-tille appelée Yaçomatî, belle, admirable, charmante. En voyant Bhagavat, sur la personne de qui brillaient des signes divers, elle éprouva une joie ‘ extrême, et questionna son beau-père : « Existe-t-il, dit-elle, un moyen par lequel je puisse être doué de qualités semblables? » — Le général Simha se dit alors : Cette jeune femme est généreuse et enthousiaste; si elle arrive une seconde fois à cette conclusion, elle fera sans doute un vœu pour la Bodlii parfaite au-dessus de laquelle il n’y a rien. — Voyant cela clairement, il lui dit : « Jeune femme si tu parviens à atteindre la cause, tu seras toi aussi telle que Bhagavat. » Puis le général Simha pour augmenter la ioi^ (ou les bonnes dispositions) de Yaçomatî, lui donna en abondance de l’or, de l’argent, des joyaux.

Alors Yaçomatî invita Bhagavat avec son assemblée de Bbixus à prendre le repas dans ses appartements intérieurs. Bhagavat accepta en faveur de cette personne.

Aussitôt la jeune femme Yaçomatî fît des fleurs en or, elle en fit en argent, elle en fit en pierreries, elle rassembla en abondance, elle accumula les par-

* Prasôda (lib. dga.)

* Prusâda, le mémo mot que ci-dessus, rendu en libélain ]>ar dud a foi

ANNALES DU AlUSEE GUIMET

fums, les guirlandes, les onguents. Après avoir préparé dos mets à cent saveurs (diverses), elle envoya un messager à Bliagavat pour l’informer que l’heure était venue : C’est l’heure, vénérable, le repas est prêt. Bliagavat croit peut-être que ce n’est pas (encore) le moment ». — Là-dessus Bhagavat, entouré d’une troupe de Bhi.vus, suivi de l’assemblée des Bhixus, se rendit au lieu où était la demeure du général Simha. Quand il y fut arrivé, il s’assit en tête de l’assemblée des Bhixus sur un siège bien préparé. Puis Yaçomatî, sachant bien que l’assemblée des Bhixus présidée par le Buddha a droit à de bons traitements, la rassasia de mets à cent saveurs diverses (qu’elle servait) de sa propre main; elle se mit ensuite à jeter des fleurs sur Bhagavat.

Alors ces fleurs se tinrent au-dessus de Bliagavat (sous forme de) maison à étages en jiierres précieuses, de })arasol en pierres précieuses, do pavillon en pierres précieuses, tels qu’il n’est pas possible à un artisan ou à un ouvrier, si bien instruit qu’il soit, d’en faire comme ceux qui (se façonnèrent alors) par la puissance bouddhique des Buddhas et par la puissance divine des dieux.

La jeune femme Yaçomatî, en voyant ce merveilleux prodige qui fait ])lier^ les dieux et les hommes, semblable à un arbre dont la racine serait coupée, tomba aux pieds de Bhagavat, et se mit à faire un vœu : Puissé-jepar cette racine de vertu (21)... Ywu pour la Bodhi.

Alors Bhagavat, connaissant, à propos de la jeune femme Yaçomatî, la succession des causes et la succession des actes, fit apparaître un sourire.

Or c’est la règle, quand les Buddhas rient (19)... Bire de% Buddhas; Prédiction de la Bodhi.

Ananda, cette jeune femme Yaçomatî par cette racine de vertu (29)... au bout de trois Âsankhyeya-Kalpas sera le parfait et accompli Buddha Batna-

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