‹ Avadâna-C̦atakaChapitre 68 sur 167 · PADMA · texte numérisé non relu

PADMA

— Lotus —

Le bienheureux Buddha (1)... résidait à Çrâvastî, à Jêtavana, dans le jardin d’Anâthapindada.

C’était la coutume, dans le pays du milieu \ que les jardiniers prenant avec eux des lotus vinssent dans la rue pour les vendre.

Or donc, Bhagavat s’étant levé de bon matin, ayant pris son manteau et son vase à aumônes, entra dans Çrâvastî pour mendier; (en même temps), une femme descendit dans la rue, ayant un enfant qu’elle portait avec orgueiF, (dans ses bras). L’enfant aperçut le Buddha (16)... A cette vue, il éprouva de la joie Soudain, il étend les deux bras, saisit un lotus sur l’étalage'* d’un jardinier et le jette sur la tête de Bhagavat. Alors, ce lotus prenant les dimensions d’une roue de char, se tint en l’air, suivant Bhagavat quand il marchait, s’arrêtant quand il s’arrêtait. Alors jaillit de la personne de Bhagavat une splendeur semblable à l’éclat du lotus, qui éclaira la ville de Çrâvastî tout entière.

Alors Bhagavat fit voir un sourire. Or, c’est la règle quand les Buddhas bienheureux font voir le sourire (14).., Le rire cVim Buddha. Prédiction de la Pratyêhabodhi...

Vois, Ananda, ce lotus jeté sur le Tathâgata par cet enfant plein de joie. Cet enfant, Ananda, par cette racine de vertu, etc... sera, pendant quinze kalpas, exempt d’aller dans la mauvaise voie , après avoir éprouvé le bien-

* Madhye deçe « l’Inde centrale »

2 Je mets « avec orgueil •> pour rendre subhagena qui n'a pas d’équivalent dans le tibétain, Car on y lit seulement yan-na « sur son sein » qui supposerait un sanskrit anhena,

3 rrasâda rendu en tibétain par dga.

Il y a dans le texte saMçCit « sous les yeux »i

AVAUÀNA-ÇATAKA ]II, 3, (23)

être divin et liiimnin, il sera le Pratyèkabuddha nommé Padmottara, (le meilleur des lotus). Telle est pour lui cette loi du don qui est la joie de l’esprit en ma présence.

En conséquence, Bhixus (4)... Tripleliommage. ..

Ainsi parla Bliagavat (2)...

Rapprochements et remarques

1. Ce récit est le treizième texte du Kalpa-dr.-av. (fol. 102-107), où il a le litre très bien justifié de Padmottara. En voici l’analyse ; Coutume des jardiniers, entrée du Buddlia, descente d’une femme dans la rue (le tout très brièvement raconté). « Qui est cet homme? » demande l’enfant en voyant le Buddha. Réponse de la mère en quatre çdokas (Résumé de la vie du Buddha et description de son caractère). L’enfant prend un lotus et le jette vers le Buddha. Mêmes prodiges que dans l’Avadâna-Çat. augmentés delà guérison des aveugles, des sourds etc., etc. (Trois çlohas pour le développement). Grand étonnement des gens de la ville et discussion sur l’origine de cette vive lumière dont elle est éclairée. Vient elle de Brahma ou de Çakra, onde celui-ci, ou de celui-là, ou peutêtre de celui qui porte les qualités de la Bodhi parfaite, etc ? (vingt- un çlokas sur ce thème, dont quinze relatifs au Buddha). On vient en foule auprès du Buddha, on voit le lotus se tenant comme un 'parasol k On s’extasie sur les mérites de l’enfant donateur et les qualités du Buddha donataire (ces réflexions et ces éloges de la foule occupent neuf çlokas). Rire et prédiction du Buddha sur l’enfant qui sera le Pratyèkabuddha Padmottara. La prédiction est suivie d’un long sermon sur le don et le culte dû aux trois joyaux (trente-un çlokas'). Le Buddha adresse ensuite des félicitations et des exhortations à l’enfant ; puis chacun retourne chez soi.

2. On a déjà vu que le septième avadàra s’appelle Padma, on verra plus loin que le soixante- sixième porte le m.ême intitulé. Ces titres identiques, qui s’expliquent parfaitement peur chacun de ces récits, s’appliquent à des textes très divers.

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