AYA DANA- GATA KA III
Tu vois Ananda, quelle sorte d’hommage m’a rendu ce Çresthî ? — Oui, vénérable, ce Çreslliî, Ananda, sera le Pratjèkabuddha nommé SiixmatvagP Telle est pour lui...
En conséquence, Bliixus (4)... Triple horixriiage.
Ainsi parla Bhagavat (2)...
1 . Les deux traductiens tibetair.es ne sent pas aussi concordantes entre elles que les deux textes sanskrits. La traduction du Sûxmatvâg s’écarte du texte sanskrit, tandis que celle du Çitaprabha lui est fidèle.
2. L’explication des noms des deux Pratyêkabuddlias n’est pas très facile. Sûxmatvâg signifie « fine peau » ; peut-être a t-il une relation avec l’épithète « bien douce » (susvâda), des breuvages offerts par «S fl cette épithète, en effet, n’accompagne pas les breuvages offerts par Çitaprabha. 11 est à remarquer que la traduction tibétaine de Sûxmatvâg ne correspond pas à ce nom ; c'esi mdog djam « couleur douce », le mot « couleur » étant substitué à « peau », j’ignore pourquoi : peut-être s’agit- il du teint, de la couleur de la peau ; mais je ne puis pas non plus expliquer cette variante. Quant au mot Ç îtaprabha (îvoïàe clarté), il renferme l’épithète Cita qui, dans les deux textes, est un qualificatif des breuvages offerts au Buddha ; mais il est dit, dans le Çitaprabha, que le repas fut offert « dans la saison chaude » (gri.ymakâle). C’était donc à la lettre un « rafraîchissement »; de là, sans doute, le nom de Çitaprablia.