CHAPITRE III
I<a royauté de droit divin.
Fonder ou accepter la royauté sur ce principe qu’un homme porte en soi , par nature , le droit de régner, sans délégation humaine , ou seulement par délégation d’une certaine classe d’hommes intéressés à donner la puissance pour en prendre leur part, c’est, au mépris de la souveraineté de droit, créer une souveraineté de fait qui, par la pente forcée des choses, arrive à un pouvoir absolu sur les personnes et sur les biens.
C’est ainsi qu’en France, après quatorze siècles de l’établissement e! du travail d’une pareille souveraineté, il avait fini par n’y avoir qu’un maître de la terre : le roi ! qu’un maître des personnes : le roi !
Dans le nouveau monde chrétien comme dans le vieux monde du polythéisme, la souveraineté de droit divin a donc eu pour dernier mot le despotisme en haut, la servitude en bas.
De cette origine de la royauté, qui remonte égaleraient aux dieux multiples d’une religion proclamée fausse et au Dieu unique d’une religion déclarée vraie , la seule vraie ; de ce principe qui repose éga-