‹ Avant 1789 royautedroitslibertesChapitre 12 sur 80 · LA ROYAUTÉ DR DROIT DIVIN · texte numérisé non relu

LA ROYAUTÉ DR DROIT DIVIN

lenient sur une religion-mensonge et sur une religionvérité, et qui, vérité ou mensonge, enfante un résultat toujours le même , que conclure? sinon que le droit divin, réputé antérieur et supérieur à tous les autres, auteur de tous les autres, ne saurait être que la résultante des rapports entre le Créateur et la création , et que, dès lors, il ne serait, relativement aux sociétés, que la part que Dieu se réserve dans la double action de sa Providence et de la liberté humaine.

Le droit divin échappe ainsi forcément à la raison et à la main-mise de l’homme. L’attribuer à une institution, l’incarner dans un pouvoir, dans un individu, dans une race , c’est envers Dieu et envers l’homme un outrage aussi odieux que ridicule , de même que prétendre en coordonner les moyens et en accomplir les actes est une folie sans nom. La souveraineté par droit divin n’est qu’une usurpation et une imposture chez qui l’impose; pour qui l’acclame, une fourberie ; pour qui la subit, une imbécillité.

C’est bien parce qu’elle ne pouvait être acceptée de la raison à aucun des titres constitutifs de la souveraineté par la force du droit que, pour se faire accepter de la foi, à titre de souveraineté par le droit de la force, la royauté se laissa dire et se dit de principe divin , d’autorité et d’institution divines.

Née de la violence des armes , consacrée par l’autorisation papale , assise sur les privilèges des grands et des riches, subie par l’ignorance et l’ilotisme des masses, la royauté , de son entrée à sa sortie, n’a eu

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