‹ Avant 1789 royautedroitslibertesChapitre 22 sur 80 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Les «iiln du prlilléfi.

Le monopole politique et social a fait le royalisme.

Sans l’octroi ou le consentement de monopoles successifs, la royauté n’aurait pu ni se fonder ni s’établir en France.

De leur côté, s’ils n’avaient pas été appuyés aux usurpations royales, les monopoles n’auraient pu ni se constituer ni se maintenir.

De la mutualité de ces besoins de création et de durée il sortit tout naturellement, entre la royauté et le privilège , cet accord pour le partage des attributions et des bénéfices : — la royauté livra la société au privilège, le privilège livra l’État à la royauté.

Octroyés presque toujours, arrachés quelquefois, les monopoles ont successivement constitué ces trois grandes castes qui, sous les noms de clergé , de noblesse , de bourgeoisie, ont, avec les Parlements et

Page 1