LES CLASSES DÉSHÉRITÉES
finit par reconnaître que la faction de la richesse, conduite par la royauté, ne lui avait jamais donné d’autre part de victoire, le lendemain des batailles politiques et sociales où elle l’avait poussée, qu’un pyrrhomisne moqueur et farouche , l’oubli , l’insulte et le bourreau. Alors, en 89, elle compta ses foules; et la voici, de nos jours, qui ditencore au monde : — Si on ne sait pas ou si on ne veut pas me supprimer, après avoir si longtemps donné la politique et la société, je pourrais bien finir par les reprendre et les garder pour moi.
Si, malgré tant de révolutions accomplies en réalité par elles, et en apparence pour elles, les classes déshéritées en sont arrivées là , la faute en est aux hommes sans aucun doute ; mais il faut s’en prendre davantage encore aux vices inhérents à l’origine et aux principes de l’institution royale elle-même.