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LES TRISTESSES DE LA SEPARATION A ETIENNE DU CASTEL, SON MARI

«... Or me voulez-vous occire, Ma douce amour, mon dous sire, Qui jà vous voulez partir!

Morte une fois, sans mentir, Me trouverez au retour ; Car je ne puis par nul tour Souffrir longuement tel peine. »

Et cil (i) a donc m'apaisoyt Doucement, et me baisoyt Disant : « Ma bêle maitresse, Pour Dieu ! ceste grant destresse, Ostez ; car trop il m'en poyse (2) !

Il convient que je m'envoyse (3) ; Mais je reviendray briefment.

Ainsy à Dieu vous comment (4). »

Me disoit cil que je baisoye Cent foys ; et grand dueil faisoye Au départir, et toute heure Tant com duroit la demeure.

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