Dieu vous garde
Par Dieu, monsieur, ce diray je, nenny. Lorsque de cher et grandes accolées (i), Prendray les bons, laisseray les voilées, Adieu messieurs, adieu donc mon mignon.
Et cela faict, verrez le compaignon Tost desloger, car mon terme failly, Je ne craindrois, sinon d'estre assailly Et empaulmé. Mais si le roy vouloit Me retirer, ainsy comme il souloit, Je ne dy pas qu'en gré je ne le prinse : Car un vassal est subject à son Prince. Il le feroit, si sçavoit bien comment Depuis ung peu je parle sobrement :
Car ces Lombars avec qui je chemine, M'ont fort appriz à faire bonne mine : A ung mot seul de Dieu ne deviser, A parler peu, et à poltroniser, Dessuz ung mot une heure je m'arreste, S'on parle à moi, je respons de la teste ^2) ;