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Frondes; du latin funda

5. Marot fit des vers de bonne heure. On le voit, en 1 5 1 5, — il avait environ vingt ans, — faire hommage à François Ier du Temple de Cupidon.

94 POETES FRAX

Ce que voyant, le bon Jannot (i) mon père, Voulut gaiger à Jaquet (2V son compère, Contre un veau gras, deux aignelets bessons, Que quelque jour je ferois des chansons A ta louange (ô Pan, dieu très sacré) Voyre chansons qui te viendroyent à gré.

Et me souvient que, bien souvent aux festes, En regardant de loing pestre nos bestes, Il me souloit une leçon donner, Pour doulcement la musette entonner, Ou à dicter quelque chanson ruralle Pour la chanter en mode pastouralle.

Aussi le soir, que les troupeaux espars Etoient serrez, et remis en leurs parcs. Le bon vieillart après moy (5) travailloit, Et à la lampe assez tard me veilloit, Ainsy que font leurs sansonnetz, ou p Auprès du feu bergères accroupyes.

Bien est il vray, que ce luy estoit peine : Mais de plaisyr elle estoit si fort pleine, Qu'en ce faisant, sembloit au bon berger, Qu'il arrousoit, en son petit verger.

Quelque jeune ente (4), ou que teter faisoit

1. Jean Marot, père de Clément, poète lui-même; mais, tout poète qu'il était, n'avant pas de fortune, il voulut que son fils embrassât un métier. Il le plaça chez un praticien. Clément, il est vrai, ne tarda pas à quitter la chicane pour les Muses.

2 Jacques Colin, abbé de Saint-Ambroise de Bon secrétaire et lecteur de François Ier. Il a fait quelques poésies françaises.

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