Crcero, De Oratore
comme toute faite et en procède tout simple- . ment et naturellement. Tel est le conseil que
nous donne Fénelon : « La proposition, dit-il, est le discours abrégé ; le discours n’est que la proposition développée 1. »
Cest à ce développement qu'il faut appliquer toutes vos facultés, vos connaissances acquises et votre industrie, afin de démontrer avec ordre et avec force, de faire saillie la beauté et les charmes de la vérité, de [a faire pénétrer dans les âmes et d’en assurer le triomphe dans la vie pratique de ceux qui vous écoutent.
J'en appelle à vos souvenirs de rhétorique pour me dispenser de vous expliquer les diverses formes d'arguments dont vous pouvez vous servir dans vos développements : lin-
duction, le syllogisme, l’enthymème ou syllo-
gisme réduit, le dilemme ou syllogisme cornu,
le sorite ou série de propositions dépendant Pune de l’autre, l’énumération, la confirmation
des preuves par des similitudes, des con-