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CHAPITRE TROISIÈME

Des boissons.

Art. itr. Toute eau qui n'a point de goût dés- ;réable et qui dissout bien le savon, est bonne à boire et propre à tous les usages de la cuisine. L'eau ïui ne réunit point les conditions requises doit être sévèrement interdite aux soldats.

Si l'on était forcé de boire de l'eau de mauvaise {ualité, il faudrait la mêler avec le vin, Peau-dcrie, avec le vinaigre, ou tout autre liqueur acide propre à cet usage.

Dans les lieux où Ton serait réduit à boire de 'eau stagnante ou bourbeuse, il serait utile, pour ne point s'exposer à avaler des sangsues, de la )asser dans un linge. Lorsque cet accident arrive, on s'en débarrasse en buvant largement de l'eau dans laquelle on fait dissoudre du sel de cuisine.

Si Ton manquait d'eau, on ferait m&cher aux

militaires des tiges, des feuilles d'arbres, d'arbrisseaux, des racines de différentes plantes* et a défautde ces moyens on promènerait dans la bouche des morceaux de balles de fusil, des petits cailloux, etc., afin d'y attirer une grande quantité de salive qu'on avale pour se désaltérer. Les bains de mer diminuent aussi la soif.

Art. 2. L'eau-de-vie prise avec excès est très nuisible aux soldats; mais l'usage modéré de cette boisson peut être avantageux dans plusieurs circonstances du service : elle convient particulièrement pendant les nuits froides et humides de ITiiver. Pendant les chaleurs de l'été, elle est également utile dans les marches et dans les grandes manœuvres, pour soutenir le ton des organes, et arrêter les sueurs abondantes qui épuisent les forces, et qui rendent le refroidissement extrêmement dangereux; mais dans ce dernier cas il faut mêler une partie d'eau-de-vie avec six à sept fois autant d'eau. Celte boisson est excellente.

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