‹ Avant-postes de cavalerie légèreChapitre 11 sur 143 · DE L'ÉTUDE DES TERRAINS · texte numérisé non relu

DE L'ÉTUDE DES TERRAINS

mi-lieue un village que son guide lui nomme , et qui se trouve être sur la route qu'il doit tenir ; mais pour y parvenir, il sera aperçu. II s'arrête ; observe que les vapeurs soulevées par le soleil restent plus denses et plus lourdes k sa droite, et se prolongent sinueuses jusqu'à ce village. La ligne grise qu'elles forment devient à chaque instant plus mince. Celte ligne s'étend parallèlement et assez proche du flanc droit de sa colonne. Il juge qu'elle ne peut être motivée que par la présence d'un ruisseau qui coule dans unfoAd. Il tourne à droite, à angle droit, marche perpendiculairement sur elle de manière à ce que son mouvement soit masqué, par la haie qu'il quitte, et, arrivé dans le fond, tourne à gauche , longe le ruisseau et gagne le village.

Après avoir côtoyé des vergers pendant un quart d'heure , la plaine s'ouvre de nouveau devant lui. Une ligne mince, blanche et courte, se détache à gauche sur les tons verts et bruns de cette plaine, et reparaît à une lieue plus loin. C'est la route de qu'il doit traverser. Mais quelle direction suit-elle, entre les deux points où elle est apparente? Une voiture attelée va le lui apprendre en soulevant la poussière. Il regarde avec attention cette voiture pendant le trajet qu'elle parcourt; et lorsqu'elle dépasse le point qu'il est surtout intéressant de connaître, il se dirige sur lui et traverse la route.

II descend et aperçoit de loin un bois. Il le regarde attentivement , et remarque que la partie droite diffère de couleur avec la partie gauche. La première est d'un vert noir, mêlé de teintes bleuâtres; la seconde est généralement d'un vert plus tendre: ses ombres sont moins foncées, et se trouvent coupées çà et là d'écorces blanches. 11 n'hésite pas a se diriger sur la seconde partie de ce bois qui doit être plantée d'acacias, de bouleaux, qui croissent sur des terrains secs, fermes, pau-

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