‹ Avant-postes de cavalerie légèreChapitre 34 sur 143 · DO MORAL · texte numérisé non relu

DO MORAL

ir les derrières, c'était à qui se dépouillerait pour

ax !

La réputation d'un corps ne s'établit pas seulelent dans son armée, Pennemi lui-même est soulis à son influence , elle le terrifie, le démoralise, ' rend incapable de défense, a la seule vue de ses informes ! Et combien, en cavalerie légère sur- >ut, cette puissance appréciée à toute sa valeur, ar un cher habile, n'est -elle pas gigantesque : dès oe l'ennemi tremble, il est à nous* Vous pouvez )ut tenter ! Serre*-!e , traversez-le, enlevez ses anons, ses généraux, faites rendre ses carrés, ieitez-le en déroute complète, vous pouvez tout, n'y a pas de borne à vos succès!

DM TIRAILLEE ES

Des Tirailleurs et Flanqueurs.

D. Qu'entendex-vous par tirailleurs et flanqueurs ?

R. La garde avancée d'une troupe en mouvement d'attaque ou de refaite. Celle qui la première reconnaît offensivement l'ennemi, lui jette le gant, le serre, le menace, lui interdit le repos, fouille s* pensée, l'empêche de surprendre nos troupes, de connaître leurs forces, qui amortit l'effet et les résultats des attaques sérieuses, qui soutient la retraite, celle enfin qui entoure, comme les pions d'un échiquier, notre première ligne, d'un réseau vigilant et protecteur.

D. Quand lancez-vous vos tirailleurs en avant?

R. Toutes les fois que je rencontre l'ennemi, ou que je le suppose près de moi.

D. Doivent-ils faire feu aussitôt qu'ils l'aperçoivent à bonne portée ?

R. Ils ne doivent faire feu que sur l'ordre de leur chef.

D. Et lorsque leurs munitions sf épuisent ?

R. Ils doivent en envoyer chercher au régiment; car leur feu une fois ordonné, ne doit jamais être interrompu.

D- Qu'est-ce qui fait cesser leur feu ?

R. Un ordre de leur chef, et sous tel prétexte que ce puisse être, ils ne doivent plus alors tirer un seul coup de mousqueton ni de pistolet.

D. Quel soin doit avoir un tirailleur pour ses feux ?

R. C'est de ne tirer qu'à bonne portée et de bien ajuster ses coups.

JET FLÀNQUEURS. 257

D. Quelle doit élre la position d'un tirailleur à :Tieval?

R. Le cheval étant sanglé convenablement, le cavalier portera le shako bien fixé sur la tête par a sous-gorge, le manteau roulé et crdisé sur la >oitrine, les étriers courts, pour pouvoir s'élever »ur eux, gagner ainsi plus de longueur pour ses 2<>ups et n'être pas gêné dans leur développement >ar la tête de son cheval ; l'éperon près du ven- ,re du cheval, de manière à pouvoir tourner vive- [lient; les genoux serrés, la petite bellière du sa- 3re très courte, pour que la main saisisse facilement la poignée du sabre, les Tontes découvertes, le devant de la schabraque rabattu sur les cuisses, le mousqueton à la main.

D. Je croyais qu'il fallait que le sabre fût à la dragonne ?

R. Erreur théorique à laquelle il faut bien se garder de se soumettre, si l'on ne veut pas embarrasser ses mouvements, blesser son cheval, et se couper le genou ou se traverser le pied.

D. Et lorsque le tirailleur est menacé d'une charge ?

R.Ildoit abandonner son mousqueton, raccourcir ses rênes, tirer son pistolet de sa fonte, le mettre dans la main de la bride, qui le soutient horizontalement entre le pouce et le premier doigt, la crosse à droite, mettre le sabre à la main, et attendre ou prévenir la charge.

D. El si la charge s'effectue ?

R. La recevoir avec son sabre. Si l'emploi du coup de pistolet se trouve, lâcher ce coup, en abandonnant un instant le sabre à la dragonne, jeter son pistolet déchargé à gauche, comme je l'ai indiqué au chapitre Armes, ressaisir lestement son sabre à la poignée. La charge finie, remettre le sabre dans le fourreau, charger son pistolet, le replacer dans la fonte, et recommencer à tirailler

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