W DES CHEVÀUX DE MAIN
Des Chevaux de main, des
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]\ Qu'entendez-vous par chevaux de main?
R. La réunion des chevaux d'un régiment non montés par leurs cavaliers, et qui sont couduitsen main par des hommes du régiment, ou au service des officiers.
D. Où marchent-ils en guerre?
R. Avec le régiment, et sur le point le moins exposé aux attaques de l'ennemi. Lorsqu'un régiment est seul, les chevaux de main le suiveut, s'il est à Tarrière-garde, les chevaux de main le précèdent. Si l'ennemi peut l'attaquer en téte et en queue, les chevaux de main marchent au centre de la colonne.
D. Et si le régiment est embrigadé?
R. Les chevaux de main sont réunis*à ceux des autres régiments de la brigade, et marchent ainsi que le général commandant l'ordonne.
D. Et le jour d'une affaire ?
R. Les chevaux de main sont én arrière des lignes, hors de portée du boulet, et le plus souvent rapprochés des premières ambulances du régiment.
D. Les chevaux de main d'un régiment sonl-ils soumis à un commandement ?
R. Oui; ils sont commandés par un sous-officier, et quelquetois même, dans uu cas grave, par un officier.
D. Quel est le devoir de ce commandant ? R. De bien les réunir. De les faire marcher ensemble. S'ils se reposent, de choisir la place la
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moins exposée, la plus favorable pour une halte. De reconnaître les alentours, et de ne jamais s'isoler tellement du régiment qu'il puisse le perdre, et ne pas le rejoindre au bivouac, le soir.
D. Les chevaux de main doivent donc joindre tous les soirs ?
R. Oui, à moins d'ordres contraires ou de dan- j gers imminents. t i
D. Le commandant est-il relevé? \
R. Son service est de vingt-quatre heures, m^is il ne peut le quitter qu'il ne soit relevé, ]
Quelquefois , pour conserver dans le rang un sous-oflicier utile, on charge de la conduite des chevaux de main un sous-officier, ou mal portant ou légèrement blessé.
Il faut, cependant, que ce service très important ne soit pas confié à un homme hors d'état de le bien remplir.
Pour commander les chevaux de main, il faut de l'intelligence, de la douceur et une grande fermeté.
L'intelligence fait choisir l'emplacement le plus favorable comme sûreté et commodité, observer et juger les dispositions des hommes sous son commandement.
La douceur détruit tous les prétextes que saisiraient des domestiques mal intentionnés pour s'éloigner, marcher pour leur compte, et quelquefois même déserter.
La fermeté resserre l'action des marches et des haltes.
Si le commandant des chevaux de main, un jour d'affaire, perd le régiment de vue, il doit s'informer auprès de tous les hommes qui reviennent du champ de bataille, des mouvements qu'il a pu faire, et, sur les réponses qu'il reçoit, se rapprocher ou s'éloigner du lieu où l'on dit qu'il se trouve,
11 faut que, dans le choix qu'il fait de sa place,