‹ Avant-postes de cavalerie légèreChapitre 65 sur 143 · Î8 DES CHEVAUX DE MAIN, ETC · texte numérisé non relu

Î8 DES CHEVAUX DE MAIN, ETC

ments des blessés. Si la provision des chirurgiens se trouve épuisée, cette réserve est précieuse.

On doit exiger aussi qu'un cantinier n'abuse pas de la pénurie de toutes choses pour vendre trop cher aux hommes du régiment. Ses bénéfices doivent être beaux pour compenser ses fatigues, mais ne doivent pas être exorbitants.

Un bon cantinier est un éire précieux pour un régiment, aussi on lui doit protection et secours.

Arrivés dans un camp ou dans les cantounements, les cantiniers doivent être non-seulement pourvoyeurs, mais blanchisseurs.

Un cantinier qui pille en pays ennemi doit être livré de suite à la justice militaire.

Quelquefois des cavaliers demandés par des généraux pour leur service d'escorte, sont soustraits de ce service par des ofhciers ou employés d'un état-major, et transformés forcément en domestiques de ces messieurs : toutes les fois qu'un officier ou sous-officier trouvera un homme de son régiment conduisant des chevaux de main étrangers au corps, il interrogera le cavalier, et s'il s'aperçoit qu'il y ait abus, abseuce d'ordres écrits du général, il fera lâcher les chevaux, et rentrer le cavalier au corps.

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Des arrière-Gardes.

D. Qu'est-ce qu'une arrière- garde?

R. La portion de troupes détachées pour protéger les derrières d'un détachement en marche.

D. À qui doil-on confier le commandement d'une arrière-garde ?

R. A l'officier qui inspire ie plus de confiance à la troupe, par la froideur de son jugement, la fer-» meté et l'intrépidité de son action.

D. Pourquoi ?

R. Parce qu'il aura affaire à un ennemi dont noire retraite doublera l'audace.

D. Quel est le devoir de cet officier?

R. De retarder par tous les moyens possibles l'approche de l'ennemi, et de périr plutôt que de laisser entamer le détachement qu'il protège.

A la Bérézina, un officier d'arrière-garde, écrasé par la mitraille russe, perdait tout son monde. Vainement il avait demandé du renfort au maréchal Ney. Ne concevant rien à son silence , il court à lui : « Des cinq cents hommes que j'avais, il y a deux heures, quatre cents sont morts, lui dit-il vivement. — Les trapistesne quittent pas le bord de leurs tombes, répondit froidement Ney, et quand l'un d'eux dit : Frère, il faut mourir! l'autre répèle : Mourir il faut. » L'officier retourne à son poste sous une grêle de balles. 11 venait de le reprendre ep répétant avec humeur : Frère, il faut mourir! lorsqu'une voix terrible lui répond : Mourir il faut ! C'était celle de Ney. te maréchal resta

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