DES ARR1ÈRE-GARD«S
D. Quel ordre de formation garde-t-elle ?
R. Celui qu'elle juge le plus convenable pour n'être pas entamée. Si elle est suivie mollement dausdes plaines, elle conserve sa ligne de tirailleurs, qu'elle allonge ou raccourcit suivant les obstacles du terrain et les menaces de l'ennemi; mais toujours en reconnaissant bien la réalité et la puissance de ces menaces, et s'arrangeant de manière à pouvoir se masser intégralement et rapidement. Si elle est poussée vigoureusement sur une route, elle ne laisse en arrière <jue quelques tirailleurs pris parmi les mieux montés et les plus braves, fait liler en avant ses hommes mal montés, qui ne feraient que l'embarrasser et la retarder ; puis, eu supposant qu'elle soit d'un escadron, elle espace ses pelotons sur la route à la distance d'une centaine de pas les uns des autres. Ses pelotons se retirent ainsi; ils se règlent les uns sur les autres, et (ont face en tête en même temps, en ayant soin d'appuyer leur droite au fossé, de manière à laisser a leur gauche un espace vide par lequel les tirailleurs chargés puissent passer sans les rompre. Si le premier peloton est repoussé, il se retire pour aller se reformer en arrière. Le second attend de pied ferme, et charge brusquement l'ennemi qu'il arrête quelques instants; s'il ne peut pas tenir, il se retire, et va se reformer en arrière du premier. Le troisième charge à son tour : ainsi de suite des quatrième, premier et deuxième.
D. Si la roule n'est pas assez large pour contenir le front d'un peloton, que fait-on ?
D. On forme ses pelotons en colonne par secliou par quatre.
D. Si l'ennemi suit avec du canon, que faut-il faire ?
R. PJacer le plus possible ses troupes sur le flanc de la route, ont il faut bien, cependant, se garder