DU FERRAGE
S'il est produit par la perte de plusieurs clous, en attacher un à petit coups, en le dirigeant dans le trou fait par le clou perdu , pour ne pas risquer de p quer son cheval, et en ayant soin de présenter d'avance la pointe de manière à ce qu'elle sorte plutôt bas que haut ; mettre ce clou sur la partie du fer qui en est le plus dégarnie. Si le cavalier est un jeune homme qui craigne de tenter cette opération, qu'il prie un ancien de lui rendre le service de la faire pour lui ; présenter ensuite son cheval au premier maréchal ferrant qu'on rencontrera.
Si le fer ne tient presque plus, qu'il faille y mettre trop de clous pour le maintenir, le cavalier l'arrachera, le mettra dans sa poche à fer, puis il marchera k pied, et conduira son cheval par la bride.
Il est bien entendu que cela se passe loin de l'ennemi; car au feu il n'y a plus de précaution [à. prendre, et qu'un cheval soit déferré ou non, quY boite ou ne boite pas, il faut qu'il marche, et que son cavalier ne mette pied à terre qu'à un ordre de son chef.
Plus le terrain est montueux et pierreux , plus il faut qu'un cavalier écoute marcher son cheval, et fasse attention aux variations indicatives de sa marche.
Les serre-files doivent avoir souvent l'œil sur le terrain qu'a parcouru leur détachement; s'ils y aperçoivent un fer perdu, ils le ramasseront , et le rendront au cavalier dont le cheval sera pied nu.
Un fer ne se perd presque toujours que de la foute du cavalier. Si , avant de se mettre en route, ce cavalier avait visité les pieds de son cheval , si aux haltes, il les visitait encore et appelait le maréchal quand il manque un clou, les fers ne se perdraient pas.
Les bons maréchaux sont rares. Il fout qu'nn commandant d'escadron surveille avec soin le ira ▼ail de sa orge, et n'hésite pas à faire rentrer dans