DÉFENSES ACCESSOIRES
D. Qu'est-ce que les palissadek ?
R. Ce sont des prismes de bois triangulaires ainisés par un bout, longs de 2 mètres # intimées à 3 mètres ; on les place dans le fond des fosîs, à la gorge deg ouvrages, dans les chejniBp cour erts; on les plante verticalement la pointe en haut. Iles sont d'une bonne défense quand elles ne sont as vues par l'artillçriç.
D. Qu'est-ce que les fraises ?
R. Ce sont les mêmes pièces que les palissades, mais dans une position différente. On les pince ordinairement dans les parapets, extérieure ment inclinées vers le foud du fossé. 11 faut les dérober aux vues de l'artillerie.
D. Qu'est-ce que les abattis?
R. Ce sont des arbres coupés auxquels on laisse seulement les principales branches, qu'on aiguise parle bout. On les place sur les glacis, en avant des ouvrages, ou pour boucher une trouée, ou obstruer un passage. On les entrelace, en présentante bout des branches à l'ennemi, et on les fixe avec des piquets.
D. Qu'est-ce que les palanques?
R. C'est un ouvrage formé de troncs d'arbres jointifs, derrière lesquels on élève de la terre pour faire une banquette, et où l'on pratique de mètre en mètre des crénaux pour tirer des coups de fusil.
D. Qu'est ce que les trous -de* loup?
R. Ce sont des trous coniques de 2 mètres de large et de 1 mètre 65 centimètres de profondeur, au fond desquels est un piquet, et disposés en quinconce sur trois rangs, en avant des ouvrages.
D. Qu'est-ce que les chevaux de frises? ff R. Ce sont des poutrelles à quatre ou à six pans, traversées par des lances en bois ferrées par le bout, sortant de 1 mètre 65 centimètres. Oo les place a la gorge des ouvrages ou dans les ouvertures des lignes.
D. Qu'est-ce que les petits piquets?
R. Ce sont des piquets placés irrégulièrement, à 30 centimètres de dislance les uns des aulres inclinés du côté de l'ennemi, saillant de 60 centimètres à 1 mètre.
b. Qu'est-ce que les chausse-trappes ?
K. Ce sont des machines en fer à quatre poiu-
tes de 10 centimètres de longueur, placées de manière que l'une soit toujours relevée.
D. Qu'est-ce que les fougasses?
R. Ce sont de pctils fourneaux remplis de poudre qu'on enterre de 3 à 4 mètres; on les charge de terre jusqu'au niveau du terrain, et on les fait sauter quand l'ennemi est arrivé dessus.
On se sert de bombes pour produire le même effet.
D. Quel moyen emploie-t-on pour détruire les portes, cloisons, barrières, etc.?
R. On place de 10 à 20 kil. de poudre dans un sac, contre l'obstacle, on le contre-butte de huit à dix sacs de terre. On met le feu. L'obstacle résiste rarement. Lorsqu'il est très fort on emploie jusqu'à 30 kil»
Des Remontes.
DES MALADIES DES CHEVAUX EN CAMPAGNE ; DE LBCR TRAITEMENT, EN i/ ABSENCE D'UN VÉTÉRINAIRE-
D. Il se peut qu'en campagne vous soyez chargé d'une remanie, quelles sont les qualités les plvi essentielles à un cheval de cavalerie légère?
R. Une santé robuste et de la vigueur.
D. Ne faut-il pas aussi de la légèreté ?
R. Sans doute ; mais d'abord un cheval vigoureux, de taille de cavalerie légère, est presque toujours léger, l'adresse n'étant en général que le résultat d'une bonne et égale dispensation des forces. Il ne faut pas commettre la faute de sacrifier les autres qualités à ce qu'on est convenu d'appeler la légèreté et la tournure. Demander de trop nombreuses qualités à un cheval de remonte payé peu cher, c'est vouloir l'impossible, et risquer d'obtenir des remontes, élégantes en apparence, mais dont à l'usée on reconnaît promptement les défauts essentiels.
D. Comment classez-vous les races pour le ser- . vice de la cavalerie légère ?
R. Les russes, polonaise et hongroise, de petite espèce danoise, de Litoche, française, ardennaise, et dite allemande.
D. Je croyais les chevaux allemands meilleurs que les français ?
R. C'est une erreur : ils sont plus légers peut-
DES UPHNTOft. 37$
être, plus faciles à dresser , pais ils pat naoins 4e membres, d'aplomb et de durée,
D. Àvez-vous des race*, en fronce, pour les montes de la cavalerie légère?
R. Peu de distinctives \ cela tient à l'oubli dans lequel le gouvernement, jusqu'il ce jour, a laissé ce genre de production; njai$, cependant, il exi&te des espèces dans lesquelles je distinguerais les auvergnate, morvandille, nivernaise, bretonne et béarnaise.
D. Et la normande?
R. Elle est trop chère pour la cavalerie légère. D. Quelles indication* exigez-vous dans un
cheval de cavalier français?
R. Avant tout, corps court, bon coffre, membres vigoureux, corne saine.
D. Si le cheval a les pieds un peu forts , le refusez-vous?
R. Non, s'ils sont en proportion avec ses membres. Il y a deux conditions essentielles en guerre, c'est de marcher et de courir; on marche plus qu'on ne court, et les marches éprouvent davantage les chevaux, et en font périr plu? que le boulet. Pour que la cavalerie soit utile sur un champ de bataille, il faut qu'elle soit arrivée sur ce champ de bataille. Un cheval frêle et mince, éprouvé par le poids constant qu'il porte et une nourriture mauvaise et insuffisante, arrive moins sûrement qu'un cheval fort et robuste, ou, s'il arrive, il est exténué à l'instant où l'on a besoin de toute sa vigueur* Les allures d'un régiment, sur un champ de bataille, sont toujours mesurées sur celles des cher vaux les moins viles; ainsi, qu'un cheval ait un galop moyen, c'est tout ce qu'il faut. Le cheval, comme je l'indique, porte, sans souffrir, son cava* lier, son harnachement, sou équipement, ses vivres; il n'est épuisé ni parla marche pi par le froid, ni par leçhaud; il bivouaque à lapluie, à la neigç, sqos perr
dre l'appétit; sa corne retient bien sa ferrure, etil ne manque jamais au service qu'il doit faire; d'ailleurs, ses allures prennent de la vitesse, quand le cavalier qui le monte l'a dressé comme il faut.
R. Détaillez-nous les maladies qui peuvent affecter le cheval, et les moyens simples de les guérir ou de suspendre leurs effets, s'ils ne se trouve pas de vétérinaire avec vous en campagne?