SCENE IX ISABELLE, VIOLANTE, DON GUILLEN
GUILLEN, entrant.
Vous voyez bien qu'elle y est... J'en étais sûr!
VIOLANTE, à Isabelle.
Ne le reçois pas : c'est mon fou de ce matin. •
GUILLEN
Pas si fou que vous, qui avez refusé ma bourse... Où est-elle maintenant?
ISABELLE
Que désirez-vous, Monsieur?... Cest sans doute à ma mère...
GUILLEN, avec cordialité.
Non, Mademoiselle, c'est bien à vous, à vous seule que j'ai à parler, (violante se place entre eux.) Je voudrais beaucoup que cette bonne femme s'en allât, (violante ne bouge pa«.) Vous aimez mieux rester?... décidément, ma figure ne vous revient pas... Gela prouve votre perspicacité, bonne
femme... (L'écartant et passant devant elle.) Mais, SOyCZ tranquille, si jamais il n'y a que moi pour vouloir du mal à votre maîtresse...
ISABELLE, à Violante.
Laisse nOUSl (Gulllen fait signe a violante de sortir; celle-ci s'exc cute à regret : en passant devant lui et, arrivée à la porte de gauche, elle se retourne. GulDen lui fait un nouveau signe. Violante s'en va en groii mêlant. Guillen la suit un peu et Isabelle passe à droite.)