MIC H ON NET
Oui, je sais que sa porte est fermée et qu'il « heures! Mais si elle n'est pas encore déshabilh lui direz que c'est moi, Michonnet !...
A D H I E N N E, l'apercevant et courant à lui.
Ah!... je vous attendais !...
MIC II ON \ i; T. il la femme de chambre qui se retire.
Vous voyez bien !
A D fi I EN n 1 : .
Je souffrais tant !
MICIIONNKT.
Et moi donc :... .Ic ne pouvais pas rentr» comment tu te trouvais..'. j-' n'aurais pu dormii
a n h i e \ ï Depuis que vous êtes là... je suis miei
l'.f moi aussi :... Après l'avoir reconduite, au théâtre, d'où j<- viens '.
Le sp ictaclé est-il tennis
Nous en avons encore pour une heure.
ADRIENNE
Tant mieux!... Je suis si souffrante que je voulais faire dire au théâtre qu'il me sera impossible de jouer demain.
MICHONNET.
Je vais y passer... J'arrangerai cela et je viendrai te rendre réponse.
ADRIENNE
Que de peines je vous donne ! . . .
MICHONNET.
Allons donc !... moi, qui demeure dans ta maison, ne me voilà-t-il pas bien malade!... ce n'est pas cela qui m'inquiète !
ADRIENNE
Qu'est-ce donc?...
MICHONNET.
La scène de ce soir... chez cette grande dame! crois-tu donc qu'excepté son mari, tout le monde n'ait pas compris l'allusion... à commencer par elle... A D r i E \ n 1 : .
Je l'espère bien ! Je l'ai blessée à mort, n'est-ce pas?... Quelle joie ! c'est le seul moment de bonheur que j'aie éprouvé après tant de souffrance ! A chaque mot de ces derniers vers... il me semblait lui enfoncer un poignard dans le cœur ! Et puis, avez-vous lu la terreur sur tous les visages? Avez-vous entendu ce silence? L'avez-vous vue elle-même, en dépit de son audace, pâlir sous mes regards? Ah ! j'avais marqué d'une tache ineffaçable :
Ce front qui ne rougît jamais !
Voilà justement ce qui m'effraie!... C'était trop bien... c'était trop fort!... Ces grandes dames, si belles et si gra- •i. r. 20
350 COMEDIES ET DKA.M I
cieuses avec leurs guirlandes de fleurs et leurs gaze, c'est vindicatif... c'est méchant... toul letu mis... et elles osent tout! celle-là surtout., à qu ment hier je proposais de jouer le rôle de Clé< elle a toutes les qualités de remploi! elle ne reci< devant aucun moyen... pour se venger d'un affron se débarrasser d'une rivale...
A DR! BNNE.
Eh! que m'importe?... Quel mal pent-elle m»» faire sormais qui égale les tourments renfermés dans <■■ pensée... dans ce mot : Aimée!... elle est aimée!... Ci blessure faite par moi, il la guérit par ses pai d'amour!... Ses larmes, si elle en répand, il les sous ses baisers!... Et maintenant même... maintenant que mon cœur se brise... elle est heureuse... elle est prê de lui... Vous ne savez donc pas que je l'ai sup] voix basse, de me suivi.', tandis qu'elle lui ordonnai! dj ne pas la quitter!...
MPC H OH ri BT.
Eh bien?
A Mil EN \ !..
Il est resté!.... resté avec elle'.... Ali! c'en est trop!
n'y résiste plus!
Faisant vin paa pour sortir <>t remontant 1»* t: ■
M [CHONN ET.
< >ii vas-tu?
a nu m:n \ i .
Me jeter entre eux... lea frapperai après... qu'on fasl de moi '«• qu'on voudra !
mm: ii o\ \ 1. 1 .
V penses-tu?