‹ Avenir Éloigné de la Tuberculose PulmonaireChapitre 49 sur 119 · EN COMES · texte numérisé non relu

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de nombreux cas aussi, il faut reconnaître, malheureusement, que le repos n’a pour effet que de ralentir l’évolution et retarder l'issue fatale,

5. Hémoptysies. — Exception faite des hémoptysies réalisant le type de véritables hémorragies pulmonaires, foudroyantes d'emblée où à répétition, les crachements de sang n’exercent aucune influence particulière sur la durée de survie des bacillaires et, par suite, ne paraissent avoir qu'une importance extrêmement réduite dans le pronostic.

6. Température. — Chez les bacillaires, en dehors des élévations thermiques passagères, les états fébriles fréquents ou continus, n'ayant pas d'autre explication que les localisations pulmonaires, se rencontrent chez les malades ayant le moins survécu et ne vont pas (les formes granuliques vraies constituant la part des rares exceptions) sans la constatation répétée des bacilles dans les crachats.

7. Formes pleuro-parenchymateuses. — Conformément aux idées généralement admises, les formes pleuro-parenchymateuses, sont l'indice d’un processus plutôt favorable de l’évolution de la tuberculose pulmonaire.

8. Variations de poids. — Sous l'influence de la cure hygiénodiététique la majorité des bacillaires engraissent.

Si le fait de perdre du poids, ou seulement de n’en pas reprendre, est pour l'avenir un signe fâcheux, l’engraissement n’a, à lui seul, qu’une portée restreinte dans le pronostic.

Ici encore, la persistance plus ou moins soutenue des expectoralions bacillifères semble être le facteur le plus important dont dépend l'augmentation ou la perte de poids et, par contre-coup, le maintien ou non de l’état général.

9. Unilatéralité. — En règle générale, si l’unilatéralité des lésions pulmonaires offre plus de chances, quant à l'issue favorable de l’évolution tuberculeuse, il y a lieu de ne négliger aucune des données pronostiques dont on peut disposer; d’uné part en considérant l'allure affectée par la maladie, d’autre part en {enant compte, au cours de la mise en observation, des renseignements que peuvent fournir les analyses de crachats fréquemment répélées.

En résumé, qu’on tienne compte de l’âge, de la température, du poids, de l’étendue ou de la forme même de la tuberculose pulmonaire, pour fonder un pronostic (se reporter, pour le détail, à la première partie), partout s'impose l’idée du bacille, premier facteur ayant une PAGE sur re les autres, par sa pré-

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sence ou son absence constalée dans iles expectoralions de façon plus ou moins soutenue,

Mais ce ne sont là que les conclusions d’une seule statistique, statistique ayant un caractère un peu spécial, puisqu'elle ne comporte que la catégorie des bacillaires. Nous croyons donc utile de rappeler quelques données émanant d’autres sources.

À la fin d’un article établissant la distinction à faire entre la tuberculose ouverte et la tuberculose fermée, M. Mantoux écrivait en 1918 :

Cliniquement elle se traduit, au premier chef, par une différence de pronostic : c’est ainsi que quelques années après leur départ du sanatorium, Heise trouve que plus de 50 p. 100 de ses tubercu-

leux ouverts ont succombé et seulement 20 p. 100 de ses tuberculeux fermés...

Un peu plus loin le même auteur aboutit à cette constatation :

… Les tuberculoses fermées sont relativement bénignes, et nous n’avons pas eu, chez les malades de ce groupe, un seul décès.

La statistique, établie en 1920 au sanatorium Édouard-VII à Midhurst, tenant compte des malades sortis de 1906 à 1919, accuse, sur un total de 2 401 cas de tuberculose ouverte, la proportion de 56,9 décédés pour 100, et, sur un total de 756 cas de tuberculose fermée, la proportion de 15,6 décédés pour 100.

Le pronostic général de la tuberculose pulmonaire, écrit M. Burnand en 1921, est lié aux deux éléments principaux suivants :

1° La présence ou l’absence de la fièvre.

29 Le caractère ouvert ou fermé des lésions. .

Encore ajouterions-nous volontiers que la fièvre, celle qui n’est pas le banal accident de quelques jours, et qui ne peut être : attribuée qu'à l’état pulmonaire (pleurésie et granulie exceptées), est sous la dépendance du caractère ouvert des lésions. Ce qui ne veut pas dire que le caractère ouvert des lésions implique forcément un état fébrile ou subfébrile!

Sous le couvert de « tuberculose avérée cliniquement », ilsemble bien que, d’une manière indirecte, M. Dumarest ! accepte, lui aussi, la Conception du pronostic basé, avant tout, sur les données

; 1. Revue de la Tuberculose, avril 1923, p. 157. à \ \}

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