‹ Avenir Éloigné de la Tuberculose PulmonaireChapitre 58 sur 119 · SPORE · texte numérisé non relu

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présence de l’activité maintenue des lésions, il nous fut facile 1 de pratiquer le pneumothorax, malgré l’attraction déjà accusée du médiastin (trois fois à droite, une fois à gauche).

Par contre, nombreuses sont les observations où la constatation des phénomènes d'attraction scléro-fibreuse coïncide avec l'impossibilité de tout décollement ou, du moins, la création, sans efficacité, de bulles gazeuses infimes, par suite d’adhérences.

Voilà qui ne simplifie pas la question, puisqu'il en découle, tout bonnement, la réalisation d’un cercle vicieux :

Conformément aux idées généralement admises, pouvionsnous dire précédemment à l'appui de la statistique, les formes pleuro-parenchymateuses sont l'indice d’un processus plutôt favorable de l'évolution de la tuberculose pulmonaire. Elles peuvent se traduire par des $ignes radiologiques souvent précoces qui dénotent, en outre, certaines tendances scléreuses ou fibreuses des localisations pulmonaires; mais il n’est pas rare : que ce mode d'évolution entraîne, à plus ou moins brève échéance, l’état de symphyse partiel ou complet des feuillets pleuraux ?. — Chances de guérison suivant le processus naturel ébauché, ou chances de guérison à l’aide du collapsus Sn ur réalisé sans retard?

Devant les difficultés du problème, il est tout au moins possible de trouver les éléments d’une réponse dans la phrase de M. Burnand, traitant de la forme pleuro-corticale fibro-caséeuse ou commune : :

Lé malade crache-t-il des bacilles de Koch, ou, au contraire, son expectoration est-elle insignifiante, muqueuse et non bacillifère. — Si les lésions sont ouvertes, ne fut-ce qu’en un seul point des régions malades, le pronostic s’assombrit, et la gravité du cas, bien que moins marquée que celle de la tuberculose fibro-caséeuse commune du parenchyme, devient cependant nettement plus menaçante.

Nous croyons donc qu'ici encore, c’est en tenant compte de la persistance plus où moins soutenue des expectorations bacil-

1. Facile, jusqu’à supposer ia la rétraction pulmonaire favorisait l'aspiration du gaz.

2. La mortalité apparaît sans doute plus faible dans ce dernier cas. Elle n’en reste pas moins assez élevée. Nous rappelons, à ce propos, une des constatations de M. Pierre Naveau (in Résultats du pneumothorax thérapeutique, Legrand, édit., 1924) : (« Parmi les pneumothorax non réalisés, les malades qui ont refusé le traitement sont décédés dans une proportion de 81 p. 100; les malades chez qui l’intervention n’a pu être réalisée, en prérence d'une symphyse, sont dSLÉteS pus une proportion de 62 p.100, » °

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lifères, que seront puisées les meilleures raisons d’agir vite ou, au contraire, d'attendre,

Ainsi, dansles cas d’unilatéralité, s’accompagnant radioscopiquement de rétraction scléro-fibreuse évidente, s’il s’agit de bacillaires constants ou de certains bacillaires intermittents à tendances évolutives où hémoptoïques, la collapsothérapie, appliquée suffisamment Lôt, trouvera une dé ses meilleures indications, « puisqu'alors, comme l'écrit M. Bertier, l'intervention opératoire ne fera qu'aider au processus naturel de défense, en complétant la rétraction du poumon, »

Cette dernière citation nous suggère l’idée qu'il pourrait y avoir, en faveur de la méthode de Forlanini, un rapprochement intéressant à faire entre les processus naturels de défense par rétraction spontanée, et les bons résultats consécutifs à certains pneumothorax artificiels, plus ou moins anciens, qui, par un phénomène analogue, provoquant la rétraction thoracique, s’acheminent ainsi vers la guérison clinique.

La tuberculose pulmonaire 7

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