‹ Aventures d'Alphonse DoriaChapitre 139 sur 232 · LIVRE III, CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE I

trouve à la porte un assez grand nombre d'hommes qui frappent en criant : « Ouvrez , au nom de la loi ! »

^i C'est toi qu'on cherche, s'écrie Dagana, cache-toi dans cette armoire : » et elle m'indiquait , en disant ces mots , une porte recouverte d'un rideau vert , placée dans sa chambre.

«J'aurai toujours le temps de m'y placer, répondis-je; mais je veux savoir le motif qui les amène. »

Felima fut chargée d'aller ouvrir la porte : Dagana , prenant un air de fermeté qui annonçait l'énergie de son caractère, descendit dans le jardin, et, debout dans l'attitude d'une sultane qui passe en revue son armée , elle attendit les officiers de police.

Ceux-ci arrivèrent , et le commissaire , leur chef, s'adressant à Dagana , que Felima leur montra comme étant la maîtresse de la maison , lui apprit que des voisins avaient dénoncé à la préfecture de police le pavillon qu'elle habitait , comme un lieu d'où l'on entendait, la nuit, des bruits si étranges, que le devoir de rauti:>Hl:é

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était d'y faire une perquisition. En conséquence, le préfet de police avait lancé un mandat de perquisition qu'ils venaient exécuter.

En entendant ces paroles, je reconnus que l'objet de leur visite m'était tout à fait étranger : je me hâtai de descendre pour protéger, en cas de besoin , la pauvre Dagana , qui eût été exposée à un grand danger , si nous eussions encore vécu dans le temps où l'on recherchait les sorcières pour les brûler vives.

Le commissaire m'ayant demandé qui j'étais, je répondis que j'étais un ami de M. Desprez, père de cette jeune personne , et alors absent , et que je croyais de mon devoir de le suppléer , pour leur donner toutes les explications qu'ils pouvaient désirer. Le commissaire me répondit par un léger salut , en signe d'assentiment , et donna le signal de la perquisition. Les renseignements qu'ils avaient reçus , sur la position du caveau d'où sortaient les bruits nocturnes , étaient si précis et si exacts, qu'ils allèrent droit à la voûte sous laquelle se trouvait l'escalier qui conduisait à l'antre des sortilèges.

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