‹ Aventures d'Alphonse DoriaChapitre 142 sur 232 · LIVRE m, CHAHTRE I. 27 l · texte numérisé non relu

LIVRE m, CHAHTRE I. 27 l

en frappant du pied pendant qu'il m'arrachait des mains le Hambeau que je tenais, pour la considérer de plus près.

« Parbleu ! repris-je en riant de nouveau, n'avez-vous jamais étudié la physique? Ces anneaux de fer servent à des expériences sur l'électricité. »

« Sans doute, dit alors l'inspecteur qui n'avait pas suivi le régime de Pjthagore, et qui, sous prétexte d'examiner la chaîne, l'avait saisie pour s'empêcher de tomber : je connais cela, c'est la chaîne électrique. » Et ses deux autres compagnons de répéter d'un air capable et un peu ironique à l'égard de leur supérieur qu'ils semblaient inculper d'ignorance : « C'est la chaîne électrique. »

« A la bonne heure, dit le commissaire en se mordant les lèvres, je vois que nous n'avons rien à faire ici; mais j'espère que monsieur voudra bien nous accompagner chez M. le préfet de police pour achever de donner sur cette affaire tous les éclaircissements désirables et se

rendre personnellement caution de l'innocence des habitants de cette maison. »

Une semblable invitation me causa un trouble extrême que je parvins à dissimuler en feignant d'être pris d'un accès de toux. Je comprenais aussitôt à quels dangers j'allais m'exposer en me rendant à la préfecture d'où un mandat d'arrestation avait été lancé contre moi. J'essayai de tromper l'ennemi par une savante manœuvre.

« 11 est déjà tard, monsieur, et j'ai encore une pressante affaire à terminer avant de prendre du repos; permettez-moi de ne me rendre chez M. le préfet de police que demain matin. »

« A votre gré, monsieur, répondit l'officier de paix; mais dans ce cas je vais être obligé d'emmener la jeune dame à qui appartient ce pavillon, et c'était dans le but de lui épargner ce désagrément que je vous adressais une telle proposition. »

Je voulus en vain le convaincre qu'il n'était besoin de faire comparaître ce soir même au-

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