LA RELIGIEUSE. ^^Q
» à CCS nouvelles sources dccou- » verlcs l'année dernière, àsixlicucs V d'ici , dans un silc charmant, près « d'un fort joli village habité par » plusieurs riches fermiers, qui, sur î> l'avis des médecins de la ville et » nicme des autorités, ont arrangç » déjà des logcmens commodes pour » les visitans.
« Nous n'y trouverons pas grand >j monde, j'imagine; mais celte » riante solitude nous conviendra » mieux à toutes deux , que les » cercles briilaus de Bourbon, où » d'ailleurs je m'interdirais de pa- M raîlre. Tu ne le doutes pas pcut- M être qnetoule la nouvelle famille » se dispose à venir nous y voir, w th bien! ma ckère, c'est une
s5o CHAPITRE XYIÏK
V permission qu'on implore et que p j'ai déjà accordée de tout mon n cœur. M
Adélaïde ne répondit que par iiii regard expressif, bien compris par la bonne religieuse , de qui elle baisà quatre ou cinq fois les mains en la quittant. Son Jeune cœur nageait dans la joie.
M."* Dalbois, comme on le voit, après sa Tisite à M.'*^ de Latour, qu'elle espérait amener par ses caresses à une plus prompte fixation du jour, mais dont elle avait reçu, avec une tendre admiration, les modestes refus jusqu'à communication avec M."' de Sainte -Agathe, n'avait pas perdu de temps.
Dans rinlérét de son fils, et d'après
t.i RELIGIEUSE. sSl
SCS propres afleclions, elle s'était rendue elle-même aux Ursuliiics, oii bien aisément elle avait conquis l'amitié de la religieuse, qui était déjà prévenue par une lettre, fort détaillée, du pcrc IM. de Latour, dans laquelle il retraçait tous les motifs de sa joie, et que le chanoine de Veray avait été lui remettre dan^ son couvent, profilant, disait -il, de la circonstance pour faire son compliment de félicitation à la respectable recluse, qui, par le choix de ses consœurs et par son mérite, venait d'être élevée à une des dignités de la maison.
Dans sa visite au couvent, M."** Dalbois avait trouvé l'occasion, bien agréable pour clic , de revenir d'uu
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préjugé qu'elle avait conservé jusqu'alors. Imbue des maximes d'une juste philanthropie, élevée dans la capitale de la Saxe, chez des parens d'vm mérite rare, qui pesaient toug les préjugés humains au poids de la raison, il lui était resté, contre la vie et les occupations des cloîtres, un sentiment de répugnance et de pitié, que certains désordres trop connus ne justifiaient que trop.
Le bon sens général, qui commençait à percer l'enve^Ioppe épaisse de la sottise et du fanatisme , invitait les bons esprits à repousser ces établissemens trop nombreux, où la jeunesse séduite va consumer des jours inutiles dans les langueurs du désespoir, ou dans l'abrutissement de l'ignorance.
lA RFITGTEI'SE. S 53
Peut-être, (lisail-elle en elle-même, quelques maisons de retraite libre, et sans autres liens que ceux d'une volonté rédéchie, pourraient-elles être offertes à la vertu malheureuse, à la fortune dccue, aux victimes d'une persécution tyrannique; mais la raison et la rclitrion encore plus devraient avoir aboli depuis longtemps ces repaires de discordes et de malheur, où des hommes entassés se livrent inévitablement aux plus honteux excès d'une rage concentrée, et où les femmes, plus malheureuse» encore, meurent inconsolables ou folles, sauf quelques exceptions rares.
Après quelques heures d'entretien avec notre aimable habit ^mto
^cs Ur&ulines, M."*" Dalbois se con- -vainquit qu'il peut exister des caractères heureux que les circonstances, telles qu'elles soient, n'altèrent point, et qui conservent leur bonté native au milieu des privations les plus propres à la corrompre. De telles âmes savent se mettre audessus des coups du sort, et tirer parti même du malheur, pour servir de consolatrices aux autres, et se procurer à elles-mêmes le seul bonheur dont les faibles humains soient susceptibles en ce monde.
Telle était la bonne sœur Sainte- Agathe. Née a\:ec tous les avantages de la fortune et d'un nom respecté dans tout le pays, prête à former une union , même au-dessus de ses
tk RELIGIEUSE. 2JU
espcrances, avec un homme distingué, elle s'ctail vue tout d'un coup frapjxe par un événement affreux, auquel toute la constance de l'àmc la plus ferme eût eu peine à résister.
Son père, M. Desblinières, l'un des premiers magistrats de la province, honoré des grands comme des petits, et sa mère, modèle de toutes les vertus, tiraient gloire de leur aimable ftlie, et recevaient les félicitations de tous leurs amis sur l'heureuse alliance qu'elle allait former.
Au moment même de marcher à Taùtel potir dotiner sa main à son amant, parée de toutes les grâces de la jeunesse et de la beauté, entourée d'une famille comblée de
256 CHAPITRE XVirt.
joie et d'un peuple entier de spectateurs qui la contemplaient avec 'admiration , on avait vu , perçant la foule et se plaçant devant elle, à la porte de l'église, une jeune femme échevelée , toute en pleurs , et poussant des cris, appelant à haute voix la justice et la force publique contre le violateur des droits les plus saints, contre son époux, s'écriait-elle, qui n'était autre que celui qui s'avançait potir tramer à l'autel du Dieu de justice une seconde victime, pure et innocente sans doute comme la première.
«Auras-tu l'audace de le nier, M monstre, poursuivit-elle?.. ..Tiens, i) regarde!.... Voilà les deux fruits ^^ de l'union la plus sacrée.» A
Li RELIGIECSE. 2^^]
l'instant une femme âgée, d'une mise étrangère, ttînant par la maia deux cnfans , les précipita aux pieds du coupable.
A ce spectacle, à la contenance pale et attérée du jeune homme, aux fureurs de la mère et de l'épouse trompée, tous les spectateurs, eflVayés, trcmblans, indignés, poussent des cris contre le scélérat qui osait abuser si criminellement deux familles respectables.
La jeune demoiselle qui croyait aller à l'autel , suffoquait d'indignation; elle voulut ouvrir la bouche, mais le couraj^e lui manqua tout-à-coup; une pâleur mortelle se répandit sur tous ses traits, et elle s'évanouit dans les l)ras de
To.M. 11. J I . .
ceux qui l'accompagnaient. On l'emporta mourante dans la voiture qui l'avait amenée.
Alors le peuple amassé sur le parvis du temple, ne se contenant plus, s'élança avec fureur sur l'auteur d'un tel scandale. Dans un instant il se vit assailli par la foule irritée, qui n'écouta ni remontrances, ni prières, ni menaces; on se jeta sur lui, on déchira ses vêtemens, on le culbuta par terre; il fut foulé aux pieds. En vain sa femme elle-même, les deux enfans et la gra«d'mère imploraient la miséricorde publique, le tumulte ne faisait que s'accroître; et Dieu sait jusqu'où il eût été poussé, si la force -armée ne l'eût arraché des
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niaiûs de la populace, d'autaut plus furieuse qu'il avait fini d'onflaninier sa rage par une résistance aussi \ioIente qu'inutile.
Les parcns de la Jeune personne de la ville voulurent iiilenlcr un procès contre le séducteur; mais, grièvement froissé des coups qu'il avait reçus, ce malheureux ne pouvait se lever de son lit; une maladie inflammatoire se déclara, tout l'art des médecins ne put le tirer d'afl'aire : la honte, le chagrin, les remords l'enlevèrent eu moins d'un mois; il mourut, après avoir obtenu le pardon de son épouse désolée, qui, avec ses enfans et sa mère, voulait retourner dans son pays pour y finir ses déplorables jours; mais sur Ws
•r66 CHAPITRE XVIÏl.
prières du mourant, sa famille les accueillit, les reconnut, et leur assigna une existence honnête dans une petite ville voisine , où les deux étrangères ont acquis J'estime générale.
La mère, veuve d'un militaire respectable, vivait seule avec sa fille unique, d'une petite pension, sur les frontières de la Saxe. Dans ses voyages, le jeune Français en quesrtion fut frappé de la beauté de la demoiselle; il prétexta des affaires ,.11 s'arrêta plusieurs mois, et, ne pouvant vaincre la pudique résistance de l'étrangère , il parla de mariage ; il accumula mensonges sur men-^ songes , f^îbriqua des pièces , des con^ sentemeus, et finit par en tramer à
LA RELIGIEUSE. nSl
Taulel d'un paiivio >iIlago allemand l'iurorlunéo victime de ses fourberies. Au bout de sept à huit mois il partit sur un motif plausible, et mî reparut plus. A force d informations, la mère et sa fille apprirent sa résidence, et découvrirent l'affreuse vérité le jour môme où il allait consommer un nouveau crime.
Dans les villes de province, une aventure de ce genre met tellement en é\idence les personnages intéressés, que les viclimcs elles-mêmes, quoiqu'irréprochables et n'ayant aucun tort, répugnent à se livrer aux regards d'un public toujours indiscret autant qu'importun. Celle retenue, si bien d'accord avec la jaiodcijLic d'une j( unepcrsonue biea
il6à CHAPITRE XVlïI.
née, confina long-temps chez elîcr M.*"' Desblinières; elle n'osait sortir.
Quoique chérie et bien Tue de tout le voisinage , elle apercevait tout le monde chuchoter en la regardant. Un sentiment de tristesse et de fausse honte la dominait malgré elle; elle avait peine à vaincre, d'ailleurs, l'attachement très-tendre que lui avait inspiré le coupable auteur de tant de maux; elle sentit qu'elle ne pouvait plus rien éprouver désormais pour un autre homme, et définitivement elle résolut d'aller renfermer sa douleur aux Ursuîines.
Ces parens , tendres et affligés, résistèrent autant qu'ils le purent; ils se désolaient de voir leur aimable et vertueuse fille s'immoler elle-mèmej
lA RELIGIEUSE. 263
mais ils ne savaient que rc^pondre à la force des argumens qu'elle opposait à leurs instances; ils cédèrent enfin.
Ils avaient uneautre demoiselle, plus jeune qu'elle de six ans , qui, par la suite, fut mariée à M. deLatour, trèsriche alors, et qui devint mère dé notre charmante Adélaïde, mais que la mort enleva trop promptcment.
En entrant aux Ursulines, M.'"* Desblinières prit le nom de sœur Sainte-Agathe. Elle s'y fit généralement aimer, et finit, comme nous l'avons vu, par devenir une des principales dignitaires de son couvent. Soumise à sa règle, pieuse par goût et par instinct , elle ne renonça à aucun des scntimcns louables de la nature, sauf ceux que la religion
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interdit ; elle chérissait ses parens; elle se fit l'institutrice et Tamie de cœur de sa jeune sœur Sophie, qui passait presque tous les jours à son couvent.
Ce fut elle qui conseilla le mariage de l'aimahle Sophie avec M. de Latour; ce fut eUe qui fit naître et qui favorisa l'inclination des deux jeunes gens, à qui elle procura le bonheur de la plus heureuse union.
M. de I^tour aurait été l'homme qu'elle eût préféré pour elle-même, s'il se fut présenté le premier. Aussi , toute la maison de Latour adorait cette bonne sœur Sainte -Agathe, qui , de son côté, chérissait tous les enfans de son beau-frère, mais avec une prédilection particulière pour Adélaïde et Julien.
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CIIAPITUi: XIX.
LES APPRLTS DE KOCES.
1 OUT était en l'air dans la maison i]c Dalhois pour les noces prochaines, dont le jour avait enfin i^té fixé au 5i du mois dans lequel on allait entrer. La mère du jeune Auguste, secondant tous les désirs de son fils, avait elle-même présidé au choix des présens magiiifiques destinés à sa jolie bru.
Les scliails de l'Orient commençaient à faire- partie de la parure des
Ton. II. ^ 12
566 CIIAriTRE XIX.
femmes; on s'en procura deux trèsamples eltrès-beauxroaue les connut que quelques années plus tard sous le nom distingué de cachemires^ élevés depuis, par la mode, à des prix excessifs, et accessoires obligés des cadeaux de noces du grand ton.
Les diamans, les dentelles, les perles, les étoffes les plus précieuses, les joyaux les plus rares satisfaisaient à peine le goût du futur , qui ne trouvait rien d'assez beau pour l'aimable iille de M. de Latour.
Elle eut vent indirectement de cette prodigalité en sa faveur. Soit hasard , soit épreuve combinée par la prévoyante et assez rusée maman, un matin que la jeune personne prenait familièrement le chocolat avec sa
1X5 ArPRETS DE NOCLS. 2C7
fuUire bcllc-mère, dans l'absence de
I\IM. Dalbois père et fds, qui étaient
sortis jusqu'au dtner pour aller voir
des chevaux, un bijoutier célèbre de
la ville, introduit brusquement par
la femme de chambre, apporta une
petite cassette, qu'il présenta sans
conséquence , en disant d'un air
content de lui : « Madame, voici.... >»
La dame lui coupa rapidement la
parole, cl lui fit signe de se retirer, ce
qu'il exécuta de suite d'un air malin,
en posant la cassette sur une console.
Le déjeuner terminé, la maman
prenant amicalement Adélaïde par
la main , l'attira vers la table sur
laquelle était déposée la riche
cassette. « Devinez-vous, ma chère
» enfant, lui dit-elle, en lui donnant
SGS CHAPITRE XIX.
» un petit coup sur la joue , ce qu'il y » a dans cette boîte? == Non, répon- » dit-elle timidement. = Eh bien I » ouvrons ensemble , et voyons. Les » femmes, ma chère, sont toujours » curieuses. »
Eu même temps elle ouvrit, et déploya sous les yeux de la jeune personne quatre à cinq étuis qui renfermaient des objets de la plus grande valeur, notamment uncollier et des boucles d'oreilles en brillans^ du goût le plus riche, des aigrettes en pierres précieuses pour les cheveux, des épingles montées en tous genres, des bagues, une agrafe de ceinture d'une richesse et d'un travail éblouissant, des bracelets, etc.
tt Dépêchoiis-nous d'admirer , dit
LES APPRÊTS DE NOCES. ^Gf)
» en riant M.""' Dalbois, avant que » mon fils ne rentre; il veut en avoir w les prémices : il serait fâché que » d'autres eussent vu ces jolies choses » avant lui , et surtout la chère per- » sorme à qui son cœur veut les ^) oflfrir, ajouta -t-elle, en serrant » Adélaïde dans ses bras. Ces objets » n'ajouteront rien à ta beauté, ma » jolie bru, je le sais bien, et mon » Auguste le sait encore mieux; mais ï> laisse -le faire : il se satisfait en >ï parant ce qu'il aime; il non fera î) jamais trop à mon gré. »
M.*"' de l.atour, émue jusqu'aux larmrs , sentit ses genoux trembler et pri'sq«î(î défaillir; elle fut obligée de s'appuyer sur le dos du canapé, tt Ah! Madame! s'écria-t-c^lc , quo
s 70 CHAPITRE XIX.
V peut votre pauvre Adélaïde ? Oui,
V chérir mon Auguste et sa tendre .» mère jusqu'à la fin de mes jours, /5i voilà mon bonheur. î= Et le nôtre
V aussi, dit la maman, nous n'en ;>) demandons pas davantage. »
A ce moment on entendit le bruit du cabriolet qui ramenait ees Mesjsieurs; M.*"* de Latour embrassa tendrement sa future maman, qui Je lui rendit de bon cœur; puis l'aimable fille s'éclipsa par le jardin, et rentra chez elle sans avoir été vue.
A table , le père et le fils s'entretinrent des deux beaux chevaux dont ils venaient de faire l'acquisition ; ils proposèrent à M.™* Dalbois de se réunir à eux, le lendemain malin , pour aller les essayer le long
LKS AtPRLTS DE NOCF.S. 57I
tle la grande route, allelcs au joli coupé que îcur avait cédé l'inten* danl do la province, appelé par les ministres à Paris pour des renseignenicns et des mesures à prendre dans l'état embarrassant où commençaient à se trouver sérieusement les meneurs de la monarchie française, sous le gouvernement d'un Koi , lionnéle homme et bon certainement, mais trop faible pour le pesant fardeau dont chaque jour augmentait le poids et faussait la marche.
La maman se prêta volontiers à la partie de plaisir proposée. Le beau carrosse fut amené rangé presque sous les fenêtres do la lîiaisoqdc Latour, d'où chacun put
ja^a CHi PITRE XIX.
ladmirer à l'aise, mais en se retirant un peu pour n'avoir pas l'air de regarder. La famille Daibois y monta; les chevaux, dispos et fringans, partirent au grand trot, non sans que l'amoureux Auguste n'eût envoyé, au hasard, vingt baisers avec la main, aux fenêtres où il s'imaginait apercevoir l'ombre de son Adélaïde.
Les voisins , les boutiquiers , sur Je seuil de leurs portes, suivaient de tous leurs yeux la belle voiture, l'accompagnant de vœux et d'acclamations sincères, bien difTérens des lazzis qu'ils lâchaient quelquefois dans leur bruyante joie contre le vieil équipage du chanoine et son \ieux cocher, lisproiongèreat leur course jusques
LES APPRÊTS DE NOCES. a^S
à deux lieues de la \illc, puis ils revinrent au petit pas, s'eulretenant des jours lieurcux et tranquilles qu'ils se félicitaient de passer au «(in des deux familles, lorsque Dalbois fils serait de retour de son voyage.
Cette absence Tinquiétait malgré Jui; il en sentait et s'avouait à luiaiième i'iniporlanle nécessité; mais je \oudrais déjà en être revenu, disait-il à ses parens. Ah 1 si je pouvais m'en dispenser! a Tu suis que v cela ne se peut pas, lui représenta loucement son père : tous nos » arrangemens sont pris; les lettres >î sont écrites et parties ; M. de » Latour y a consenti, sa chère fille » ellc-méuic s'y attend , elle y est
â^4 CHAPITRE XIX.
» résignée. Tout est dit à cet égard; » la volonté doit être inviolable » comme la nôtre. »
u Elle l'est , elle le sera , répartit » le jeune homme, et je compte sur » la tendresse de ma mère pour 5) soutenir ma jeune épouse dans w cette longue épreuve, pendant » laquelle, hélas 1 un événement M pourrait arriver, qui, si j'étais >î présent, comblerait mon bonheur » et ma joie. »
«Sois tranquille là- dessus, mon M cher Auguste, lui dit tendrement V sa mère. J'espère que le ciel nous » accordera cette faveur. Qui donc » peut le désirer plus que moi.^ qui » saura mieux soigner la moitié de » toi-mêmç? Pars s^ns crainte, moià