‹ Aventures d'un jeune françaisChapitre 7 sur 24 · DIGNE ET BON PAPA, RESPIREZ · texte numérisé non relu

DIGNE ET BON PAPA, RESPIREZ

u'est point embarrassante, qui est si docile et que j'aime à la folie.

Adélaïde fut enchantée de la proposition, et ne douta point du consentement de son père, u II doit » venir me voir sous iiuit à dit » jours, dit la religieuse, pour une » signature dont il a besoin; je négow cierai cette petite afi'aire avec lui. » Ce voyage, fait en ta conipagnie, « ma charmante nièce , me fera le » plus vif plaisir, et contribuera ;> plus à me guérir que toutes les » eaux du monde. »

Après quelques minutes encore d'épanchemens de ce genre, et avec quelques présens de nonne; pour les petits, IM."*' Sainte -A gai lie congédia sa nièce, qui rentra chez elle très-contente.

ToiL 11. 6

Isa CHAPITRE XIV.

M. de Latour ne manqua pas , de son côté, de fiiire une visite au chanoine, qu'il trouva dans son fauteuil , à peu près remis de son attaque. Il ne régnait pas précisément de l'intimité entre eux deux, ils ne se voyaient pas très-souvent:

leurs allures , leurs sociétés n'étaient pas les mêmes; mais dans l'occasion ils se voyaient avec plaisir , et le chanoine n'eut pu , sans se donner un tort dans le public , ne pas accorder à son estimable parent la juste considération dont il jouissait dans toute la ville. La réputation de l'abbé n'était pas tout à fait aussi intacte, aussi pure,, dans le monde; mais sa robe, son caractère, et une habitude de bonhomie qu'il s'étaif

Page 1