DIGNE ET BON PAPA, RESPIREZ. 12 J
faite en vîci!lif»s.int , forçaient rhactiii à lui rendre les respects convenables. La belle forliiiic , d'ailleurs, dont il se faisail assez lionneur, le maintenait dans tons Icîs égards dus â son état; égards que !M. de Latour n'était point bonnne à lui refuser.
A la suite de ({uelqucs phrases insignifiantes sur divers petits événeniens du jour, le chanoine demanda à son parent des nouviilcs de sa famille, et surtout de Julien, que l'on disait en voyage, w Je venais >ï précisément vous en doimer, dit ») celui-ii. Vous avez toujours mon- V tré assez de prévention en sa fa- ■w veur, pour apprendre avec plaisit » qu'il est avanlageusenir^nt placé" >î au Ilûvre, près d'an capitaine de
M marine, el qu'il est en ce moment
V parti pour un voyage de long « cours. î>
ce Bon Dieu ! que me dites - vous » là, interrompit le chanoine? cet » arrangement s'est donc fait bien >) secrètement ? personne n'en a
V parlé. Mais vous en êtes satisfait 5) et content, â ce qu'il paraît. Je lui » souhaite tout le bonheur qu'il » mérite : ce garçon ira loin ; j'en ai » le pressentiment. C'est donc cela » que la dernière fois qu'il est venu » me voir, et qu'il a dîné ici, nous )) avons eu toutes les peines du » monde à le tirer des voyages de >î Tavernier qu'il s'était mis à lire.
» Que je suis donc fâché de n*avoir » pas été mis dans la confidence!
t>IGNEETBONPAPA,KESPIREZ. iaf5
î> Je lui aurais, avec bien de la joie, w fait une pacotille des livres de ce ï> genre, auxquels il p.iraissait si M attaché. Eh hic n ! le voilà consolé » de la perle du prix! A coup sûr, » celui qui le lui a enlevé si injus- " tcment n'aurait pas obtenu une » place pareille; il serait incapable w de la remplir. .. Ce cher Julien!
M Mais il est bien jeune! il est vrai » quec'estl âge pour devenir homme ï> de mer. Au reste, j'admire la dis- » crétion et le secret si bien gardé ! « « Cela n'a pu se faire autrement, » reprit M. de Latour, et qui que 1) ce soit n'en a pas été plus instruit w que vous. C'est même encore chose V ignorée, et vous me fero/ plaisk* » d en garder le secret, jusqu'à
» nouvelle disposition ; c'est en qiia- » lité de parent que je vous en prie. » ==. C4ela suffit, répondit labbé; je
V n'irai pas plus loin que vos désirs. »A propos, mon cher cousin,
» continua le chanoine, savez-vous » que j'ai une affaire assez impor-
V tante à vous proposer, cl que, oj sous Irois ou quatre jours au plus, ,» Je me disjjosais à vous demander 3) un entretien sérieux, soit chez » vous , soit chez moi? Oui, la chose .35 est ainsi, malgré votre élonne-
» ment; et puisque vous voilà, je » vais vous dire ce dont il s'agit. » Là-dessus, l'abbé lui apprit comment à un dîner, dernièrement , chez le conseiller Berthereau, il s'était trouvé placé à côté d'un homme