‹ Aventures d'un jeune françaisChapitre 9 sur 24 · DIGNE ET BON I*APA , KESPIREZ · texte numérisé non relu

DIGNE ET BON I*APA , KESPIREZ

qu'il considérait beaucoup, sans avoir eu jusqu'alors occasion de se rencontrer avec lui : a C'est avec » voire >oisin, dit-il, ce M, Dalbois, w si bien vu dans la ville, et qui est , » dit-on, si riche. Nous avons beau- » coup causé ensemble. Cet homme » est enchanté de votre voisinage.

» Il ne tiendra , ma foi, qu'à vous de « fiiire là une alliance considérable.

» Votre aimable Adélaïde a donné « dans l'œil du fils; le père ne tarit >' pas sur votre éloi^e et sur celui » de vo^rc fille. Bref, j'ai commis- » sion/posilive de vous sonder; et » Je vous confesse, qu'à part même >» le bien de la famille, j'ai le plus p grand désir de réussir. Avez-vous ») d'aulrcs vues? vous a-t-on fait

» d'autre part quelques proposîr » lions? 11 n'y en a guères, je crois, » qui pussent approcher des avan- » tages de celle-ci; car M. Berthe- » reau, qui connaît parfaitement 5) ses affaires , m'a certifié que le fils V aurait d'emblée au moins cin- » quante mille livres de rente en » entrant en ménage. »

« Eh l c'est précisément ce qui est » beaucoup trop beau , dit M. de » Latour 1 cela me fait peur; car, » que puis-je offrir en balance, avec » mes quatre autres enfans? = N'ira- » porte, n'importe, reprit l'abbé.

» Ce n'est point un propos en l'air » que l'on m'a tenu là. Hier encore » on a envoyé chez moi, de leur » part, savoir quand je pourrais

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» recevoir. \o perdez pas celte occdw sion , coiifin. Mais vous connaissez » ce fils, puisqu'il va chez vous faire « quelquefois de la musique ; quelle » opinion en avez-vous? »

« La meilleure possible , en vérité !

V le père et la mère me paraissent >i aussi les plus respectables gens >i du monde. Ils vivent fort retirés, i> mais fort honorablement ; et je » sais d'eux des actions secrètes » qui honoreraient des princes. Je

V ne vous cacherai pas, mon cher » abbé, que j'ai bien cru voir dans » les yeux du jeune homme un

V penchant, une prédilection assez >» marquée pour Adélaïde; et, dans » le fait, qui pourrait rester in- » sensible auprès d'elle? > ous lu

lOO CHAPITRE XrV*

i) connaissez; sans être ce qu on « peut appeler nue de ces beautés » frappantes aa preniitr coup-d'œil , ï> il nio paraît difficile de la >oir une « heure de suite sans être ému.

^5 C'est l'accord des qualités de » l'âme, des talens et des agrémens » extérieurs, qui entraîne à la » longue. »

« Pardonnez - moi , pardonneai> moi, répliqua vivement le vieux » chanoine; vous ne lui rendez pas » toute la justice due. J'ai entendu » grand nombre de nos jeunes gens, » et tout lo monde, s'il faut vous le » dire, exalter sa figure, ses grâces » modfstes, sa tournure enchan- » teresse, et assurer que personne, » ici , ne pouTait entrej eu coiopa-

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